Des couleurs à Auvers sur Oise
19/7/2007
A Paris, les couleurs de Vincent qui arrivent du pays d'Arles ont conquis son frère Théo et ses amis.
Ne pouvant plus supporter la vie oppressante de l'asile de Saint-Rémy de Provence, Vincent demande à Théo de lui trouver un endroit à la campagne dans la région parisienne.
Pissaro conseille à Théo de contacter le Docteur Gachet qui accepte d'accueillir Vincent à Auvers sur Oise et de veiller discrètement sur lui.
Vincent arrive à Auvers par le train le 20 mai 1890 et s'installe à l'auberge Ravoux.
Il est accueilli par le Docteur Gachet, ami de Cézanne et des impressionnistes.
Vincent revit et travaille avec acharnement, des études, des dessins et des toiles, il fait un tableau parfois deux par jour avec une technique acquise et peaufinée en Provence, des couleurs vibrantes !
"Et je m'aperçois déjà que cela m'a fait du bien d'aller dans le Midi, pour mieux voir le Nord", écrit-il à son frère Théo.
« Et dans un tableau je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique. Je voudrais peindre des hommes ou des femmes avec ce je ne sais quoi d'éternel, dont autrefois le nimbe était le symbole, et que nous cherchons par le rayonnement même, par la vibration de nos colorations. »
"Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer"
"Si je vaux quelque chose plus tard, je le vaux maintenant, car le blé est toujours le blé, même si les citadins le prennent au début pour de l'herbe."
"J'ai un plus grand tableau de l'église du village, un effet où le batiment paraît violacé contre un ciel de bleu profond et simple, de cobalt pur. Les fenêtres à vitraux paraissent comme des taches bleu outremer, le toit violet est en partie orangé. Sur l'avant-plan, un peu de verdure fleurie et du sable ensoleillé rose."
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