On The Tray of Californian Indians
25/6/2008

Sur la piste des Amérindiens de Californie
En 1535 Hernan Cortes (1485-1547) explora une mer étroite - le golfe de Californie - et débarqua près du site actuel de La Paz au Mexique. Prenant pour une île la péninsule sur laquelle il venait d'accoster et qui deviendrait plus tard l'Etat mexicain de Basse Californie, il la baptisa Californie, s'inspirant de l'île imaginaire de Las sergas de Esplandian (les aventures d'Esplandian) roman écrit en 1510 par Garci Ordonez de Montalvo.
La région qui est aujourd'hui la Californie était déjà habitée il y a au moins 7 000 ans par des descendants de peuples venus d'Asie, arrivés via le détroit de Béring entre 20 000 et 15 000 avant J.-C.
Au milieu du 16è siècle, époque où les Européens abordèrent pour la première fois les côtes du Pacifique, une population amèrindienne relativement importante, estimée à 310 000 individus, était répartie sur ce territoire en quelques 500 petites tribus indépendantes, parlant plus de 300 dialectes et ne se comprenant pas entre elles. Quelques groupes tribaux prédominants : les Pomo, installés dans les régions côtières près de l'actuelle Mendocino ; les Maidu dans les régions volcaniques proches du pic Lassen ; les Miwok dans la Sierra Nevada et ses contreforts Ouest ; les Paiute à l'Est de la Sierra Nevada ; les Salinans sur la côte centrale non loin de Monterey ; les Chumash dans ce qui constitue aujourd'hui les régions de Santa Barbara et de Ventura ; les Gabrieleno dans la région de Los Angeles ; et enfin les Cahuilla établis plus à l'intérieur des terres en retrait du site actuel de San Diego. Occupant un territoire difficilement cultivable en raison de la rareté des pluies, les tribus se nourrissaient de la chasse et de la pêche ainsi que de la cueillette de glands et de baies sauvages. De complexes réseaux de troc permettaient aux populations de la côte, des vallèes et des montagnes d'échanger fruits secs, coquillages, perles ou peaux d'ours contre divers produits du Grand Bassin tels que des peintures minérales, du sel, des pignons ou des mouches de mer séchèes. Très dépendants de la nature et du cycle des saisons, ces Indiens étaient surtout des nomades qui établirent, principalement dans les régions côtières, plusieurs centaines de villages de taille variable. Bien que menant une vie simple, les Indiens californiens surent dèvelopper des cultures et des organisations sociales très sophistiquées. Ils pratiquaient des religions complexes fondées sur la nature et ses phénomènes. Les hommes de la tribu soignaient leurs troubles physiques et spirituels en s'isolant dans des abris hermétiques provoquant la sudation. En de nombreux endroits de l'Etat, les tribus brûlaient les prairies pour contrôler la croissance des herbes, et ainsi favoriser une production plus abondante des récoltes sauvages. Les Indiens ont fait un art de la vannerie, fabriquant des récipients pour la cueillette et pour préparer et cuisiner la nourriture. Certaines tribus de la côte construisaient des bateaux de planches pouvant prendre la mer et utilisaient les colliers de coquillages comme monnaie d'échange pour se procurer la nourriture dans les moments difficiles.

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