Sur la piste rouge | Bloguez.com

Seminole Lifestyle

Added 23/2/2011

 


Beaver (1976),seminole,painting,musée

Aujourd’hui les Seminoles parlent l’une des deux langues suivantes : Maskókî ou  Mikisúkî.
Maskókî, qui est appelé de façon erronée la langue Creek est la langue principale.
Mikisúkî est parlé en un seul endroit, en Floride du sud par la tribu des Seminoles et des Miccosukee.
Quels sont les mots pour dire maison, appartement…
Les seminole n’utilisent qu’un seul mot pour parler de leur maison : chikít, ou "chickee"
Pour dire amour...
Il n’existe pas de traduction pour ce mot, les Seminoles expriment leur amour au travers de leurs actions et non par des mots.
Pour dire heure, minute, seconde...
Le temps n’est pas partagé ni calculé, le temps bouge à son propre rythme comme le font les Seminoles.

seminole,painting

Les femmes reçoivent leurs noms peu de temps après leur naissance et le gardent tout au long de leur vie. Ils proviennent en général de chansons rituelles. Dès qu’une femme donne naissance à son premier enfant, seule sa propre mère et les proches parents de son clan sont autorisés à utiliser son nom. Les autres la nomment alors mère de... suivi du nom de l’enfant.
Les hommes reçoivent traditionnellement un nom et différents titres tout au long de  leur vie. Leur nom d’enfant est abandonné au moment de leur passage à la vie d’adulte vers 14ou 15 ans. Par la suite ils reçoivent des titres lors de cérémonies ou en tant que guerrier ou chef dans la tribu.

La culture traditionnelle des Seminoles qui a pu être maintenue dépend totalement de la préservation de l’écosystème des Everglades.
Les Séminoles sont avant tout des artisans qui fabriquent des paniers avec les grandes herbes des marais, de très jolis colliers de perles, des poupées en tissu enveloppant des morceaux de palmiers et qui représentent les seminoles dans leurs vêtements traditionnels. Pour les femmes il s’agit de robes très colorées faite de patchworks complexes de dessins et de tissus.

artisanat seminole

Les Séminoles ont décidé de diversifier leur portefeuille d'activités. La tribu amérindienne a racheté au groupe britannique Rank les Hard Rock Café pour près d'un milliard de dollars, célèbres pour leur collection d'instruments et d'accessoires de musique, commencée avec une guitare d'Eric Clapton. Cent-vingt établissements dans 40 pays passent donc sous contrôle séminole, à l'exception du premier Hard Rock Café, qui avait ouvert ses portes à Londres en 1971 et reste sous le contrôle de Rank…

Seminole Indian Tribe Buys Hard Rock Franchise

« Ce rachat est unique dans l’histoire des Indiens d’Amérique, explique Max B. Osceola Jr, l’un des cinq dirigeants du comité tribal de direction des Seminoles de Floride. Il représente une importante étape dans le développement des activités de la Tribu, et plus largement dans la montée en puissance des tribus indiennes d’Amérique dans le monde économique ».
La transaction a porté sur près de 130 restaurants, des hôtels et casinos de luxe (Las Vegas, Orlando, Chicago, Pattaya, Bali…), 2 salles de spectacle et une collection unique de souvenirs de l’histoire du rock (près de 70.000 pièces).

gif animé,flèche,Amérindiens

Category : Traditions - Mode de Vie | Comments (69) | Write a comment |

Les Chinampas de Xochimilco

Added 30/8/2010

Chinampas - Aztèques

Alors que l’ensemble du pays connaissait des périodes de sécheresse sévères et prolongées, le bassin de Mexico, avec ses lacs peu profonds (2 mètres en moyenne) et très riches en matière organique, permettait de nourrir une population importante toute l’année grâce à un système de culture très astucieux : les Chinampas(on peut encore en voir quelques vestiges à Xochimilco).
Ces chinampas étaient des îlots artificiels, sortes de jardins flottants construits sur la lagune d’eau douce peu profonde. Elles étaient formées au départ des grands rectangles délimités par des pieux et reliés entre eux par un treillage de joncs. Le quadrilatère ainsi réalisé était ensuite remblayé de vase lacustre, de tourbe et de débris de végétation, raclés dans les profondeurs, Il devenait en quelque sorte un panier géant, ancré sur le fond du lac. Chaque chinampa mesurait de 5 à 6 mètres de largeur par une centaine de mètres de longueur et flottait entre 40 et 80 cms au dessus du niveau des eaux.

chinampa

L’humidité capillaire sous-jacente et latérale, (d’où sa forme étroite) permettait un programme de culture continu, sans temps de jachère, à l’opposé des régions sèches des environs. On circulait dans des canaux entre les différentes chinampas. On plantait alors des rangés d’"ahuejotes" (saules- peupliers) qui, en grandissant, enfonçaient leur racines dans le fond du lac et fixaient définitivement ces bandes de terres flottantes. Autre avantage, le terrain de la chinampa gagné sur le lac devenait automatiquement la propriété de celui qui l’avait construite, à la seule condition de laisser des canaux libres pour le passage entre les chinampas voisines.

chinampas,aztèques,Mexico,Xochimilco

Ainsi, peu à peu, le lac se trouvait être en grande partie quadrillé par d’étroites bandes de terres, entrecoupées de canaux se croisant à angle droit. Le chinampero construisait alors pour lui même et sa famille sa maison de torchis et de palme au sein de cette chinampa, qui lui appartenait. Son canot amarré à cet îlot résidentiel constituait en quelque sorte le "cordon ombilical" reliant la chinampa au monde extérieur.

chinampas,azteques,agriculture

L’apport répété de vases lacustres et de soin continu sur le lieu même de cet habitat permettait une polyculture intensive. A l’occasion, quelques engrais d’origine humaine ou animale comme le "Totocuitlatl" de dindon ou de chauve souris, ainsi que les déchets de la maison enrichissaient encore les cultures variées que nous verrons ci-après. Les canaux périphériques permettaient aussi une irrigation continue. Entretien et travail systématique engendraient un surplus commercialisable, le canot de bois à fond plat constituant un excellent moyen de transport et permettant encore jusque dans les années 1900, avant l’apparition de l’automobile, à l’horticulteur d’apporter directement le produit de ses récoltes sur les marchés.

chinampas

Les chinamperos pouvaient donc grâce à leur canaux exercer une activité commerciale et un certain contrôle sur la circulation des produits qui traversaient leurs zones. Entre l’embarcadère d’Ayotzinco, extrême sud de la vallée et le centre ville de Mexico, le trajet était effectué généralement de nuit pour éviter la chaleur et prenait de 6 à 8 heures.
Sur ces jardins flottants on cultivait l’amarante, dont les graines jouaient un rôle capital aussi bien dans l’alimentation que dans le rites d’offrandes religieux, le maïs que l’on mangeait frais, le haricot, la tomate ou la sauge. Les fleurs jouaient aussi un rôle important dans la vie préhispanique, comme l’indique la toponymie de Xochimilco –lieu où l’on cultive les fleurs-. La zone chinampera fournissait donc de nombreuses plantes à fleurs, ornementales ou médicinales.
On comprend donc l’importance des marchés à Mexico et la source de leur approvisionnement à l’époque aztèque, celui de Tlatelolco, le plus vaste, qui accueillait quotidiennement une foule de 70,000 âmes "achetant et vendant" (rapport de Cortés).
Enfin, on extrayait aussi le sel de la lagune de Texcoco, denrée précieuse pour la conservation des aliments.

chinampas,canaux,Xochimilco

Des centaines de poissons glissaient entre les hautes plantes des fonds lacustres, aussi bien que têtards, grenouilles, que les indigènes mangeaient, crevettes (acocili), ou scarabées d’eau (axaxayacatl) qui volent ou nagent, couleuvres, tortues d’eau douce, petits crustacés, le tout vendu aussi sur les marchés de la capitale…
Des oiseaux migrateurs par milliers d’une infinie diversité enrichissaient ces paysages, canards colverts (Zolcanauhtli), sarcelles, pélicans (Atotolin), cormorans (Xalquani), hérons, petits butors, Ibis, petites cigognes, bécassines (Azolin), échasses, goélands, grues, dindes lacustres, poules d’eau, le martin pêcheur (Tzinitzcantótol) de la même famille que le quetzal, très recherché pour ses plumes vertes et noires… (
http://www.mexicoaccueil.com/)

Mexico City, Xochimilco,chinampas

Xochimilco ou "lieu du champ de fleurs" en langue Nahuatl avec ses canaux peut encore évoquer l’aspect que recouvrait l’immense bassin de Mexico de l’époque préhispanique à l’aube du XX ème siècle, 120 Km2 de Chinampas (inscrites au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO) et ses canaux assurant habitat et subsistance de la grande métropole mexicaine.
C'est aussi maintenant une destination privilégiée pour les habitants de Mexico qui viennent y passer le dimanche à manger sur des barques et écouter la musique des mariachis.

gif animé,flèche,Amérindiens

Category : Traditions - Mode de Vie | Comments (88) | Write a comment |

Le Peuple Kuna

Added 5/6/2010


san-blas-kuna-yala-panama-kuna-indian

Le peuple Kuna est originaire de Mayas, métissés aux Indiens d'Amazonie. Peuple guerrier depuis des générations, les Kunas ont réussi à garder leurs traditions ancestrales, tout en s'ouvrant à la modernité. Ils vivent aujourd'hui dans 49 communautés du Panama.
Lors de la sécession du Panamá en 1903, leur système politique était tout à fait traditionnel, de type tribal avec différents chefs dans chaque île. Ils ont réussi leur passage à un système politique de type occidental en créant une confédération constitutionnelle, reconnue comme territoire à autonomie interne avec statut spécial par les lois panaméennes.
Les Kunas des îles San Blas sont une vingtaine de milliers, on l'a vu dans l'article précédent, la Comarca de San Blas a la particularité d’être la seule province du pays exclusivement peuplée et exclusivement administrée par une population amérindienne, les Kunas ont gardé leurs croyances pour la Nan Dummad, la Terre Mère, et respectent leur environnement naturel.

Kuna Yala

Une légende très intéressante se rapporte au tourbillon "Kikir" (poulpe) qui est représenté sur leur drapeau par un svastika, cet emblème antique des Kunas symbolise l'origine du monde.
Le poulpe avec ses tentacules se dirigeant aux quatre points cardinaux donne naissance à un arc-en-ciel, puis au  soleil et à la lune.
Les graines sacrées de ces planètes tombent sur la terre, la fertilisant et étant l'origine de tous les végétaux. Ce drapeau est pour les Kunas le symbôle de la révolution de 1925 suite à laquelle ils ont obtenu l'autonomie du territoire de Kuna Yala.

kuna-girl

Le peuple Kuna est depuis toujours un peuple guerrier où le rôle de la femme a une grande importance. On retrouve dans les légendes Kunas transmises oralement de génération en génération des exemples de révoltes Kunas face aux colonisateurs.
Les femmes Kunas expliquent qu'au moment de la colonisation, le leader du groupe était une femme qui s'appelait Narascunial, la première femme qui s'est affrontée aux espagnols. La communauté était pétrifiée de les voir tuer sans merci. Cette femme d'un courage exceptionnel, accompagnée de sa fille, s'est rendue dans la jungle pour affronter les colonisateurs. Dans la nuit, elles ont mis en place leur stratégie. Narascunial était très belle, avec de longs cheveux jusqu'aux pieds. Lorsque les colons arrivèrent, elle se déshabilla entièrement. Ceux-ci, impressionnés par sa beauté, se rapprochèrent et tombèrent dans le piège qu'elles avaient fabriqué avec des herbes pendant la nuit. De retour dans sa communauté, elle accusa les hommes d'être des lâches et les somma de réagir pour se défendre...

Kuna_woman

Alors que les hommes Kunas s'habillent de T-shirts et pantalons classiques, les femmes portent des robes colorées et des Molas traditionnelles. Elles se parent de bracelets multicolores appelés Winnis ou Chaquiras en espagnol, sur toute la longueur de leurs bras et de leurs jambes. Selon leur croyance, ces bracelets les protègent des mauvais esprits. Les femmes ont généralement les narines transpercées par un anneau d'or, et tracent sur leur front une petite ligne verticale avec une peinture noire à base de Jagua, fruit de palmier.

Kuna Woman With Molas

Elles conçoivent les molas, de magnifiques pièces de tissus colorées et cousues minutieusement, qu’elles utilisent d’abord pour se vêtir puis pour les vendre aux touristes. Ces molas auraient été une réponse à l’interdiction faite par les colons évangélistes de se peindre le corps, alors armées de ciseaux, d'aiguilles et de fil, elles préparent une révolution silencieuse. Les dessins furent transposés sur le tissu, les austères vêtements imposés par les envahisseurs deviennent entre leurs doigts agiles de magnifiques oeuvres d'art. Elles cousent sur le devant et l'arrière de leurs blouses les peintures de leurs corps, les animaux qui les entourent, les scènes de la vie quotidienne, et les créatures qui peuplent leur imaginaire.

tapir-mola-art-panama,kuna,san blas

Une belle mola peut demander plus d'un mois de travail, c'est une superposition de tissus de couleurs différentes. Les motifs sont obtenus en découpant et en ourlant finement chaque couche pour faire apparaitre les couleurs inférieures. La confection de ces pièces de tissu revêt tant d’importance que si une fratrie ne comporte pas de fille, le dernier des garçon est élevé comme telle, et devient ainsi un travesti, afin de coudre les molas pour la famille.

Kuna Woman

Les Kunas ont conservé leur système économique, leur langue et leurs coutumes propres. Quelques formes propres à la langue kuna illustrent leur mentalité. Par exemple, pour dire "je voudrais que tu te baignes", on dit en kuna "je voudrais que tu souhaites te baigner" au lieu de "j’aimerai que tu te fasses soigner" on dit, "je voudrais que tu désires te faire soigner".
On évite par ailleurs les formules négatives et on trouve le moyen de mettre la phrase à la forme positive, au lieu de "si tu n’y vas pas, il arrivera telle chose", on dira "si tu y vas, il t’arrivera telle chose".
La langue kuna n’était pas écrite, c’est seulement au cours du XXe siècle qu’on s’est mis à la transcrire en utilisant l’alphabet latin. Leur langue étant exclusivement de tradition orale, il faut savoir que les Kunas ne possédaient aucun ouvrage écrit important avant l’arrivée, en 1970, du Nouveau Testament, traduit par Marvel Iglesias et par un pasteur baptiste. Aujourd’hui encore, la grande majorité des Kunas n’écrivent pas leur langue, mais, depuis quelques années déjà, les enfants l’apprennent à l’école.

Kuna Girl

Ainsi, dans l’île d’Achutupo par exemple, les enfants font les six premières années scolaires dans la langue kuna. Il n’y aurait que 5% des Kunas qui vont dans la capitale pour poursuivre leurs études, et, parmi eux, seulement quelques-uns s’y établiraient en permanence. En plus de la langue parlée couramment, il existe d’autres formes utilisées seulement par les chefs, pour les cérémonies religieuses ou encore pour les rites funèbres.

800px-Kuna_yala

Les Kunas vivent dans des huttes de bambou généralement construites à même le sol et coiffées d’un toit entièrement constitué de feuilles de palmier, serrées les unes contre les autres, entre d’un côté l’océan et de l’autre le lagon turquoise qui les sépare de la terre. On dit de ses îles entourées d'eau turquoise qu'il en existe suffisamment pour en découvrir une nouvelle chaque jour de l'année. Les indiens d'Ustupu, île la plus peuplée de l'archipel, se sont modérément ouverts au tourisme en imposant une taxe d'entrée, ce qui les protège d'un tourisme de masse qui pourrait détruire leur culture et traditions.
Ils dorment dans des hamacs, la cuisine se fait dans la hutte même, au feu de bois. La seule activité agricole pratiquée sur l’île est la récolte des noix de coco, vendues à des marchands colombiens sillonnant les îles. Les fruits qui accompagnent la cuisine kuna proviennent, quant à eux, du continent.
 
kuna Yala

Tandis que quelques îles seulement ont l’électricité et sont alimentées en eau courante par un système de pompe, la grande majorité d’entre elles sont dépourvues de ces services. L’eau douce provient alors des fleuves du continent, où les hommes vont remplir de grands tonneaux qui seront transportés en bateau jusqu’aux îles.
Tous les déplacements se font en cayuco (canoë) qui est tout simplement un tronc d'arbre évidé, la pagaie sert de propulseur ou de safran quand le cayuco est équipé d'une voile. Il sert à aller à la pêche, chercher de l'eau à la rivière, aller entretenir les cocoteraies sur les îles voisines, aller dans les plantations sur le continent pour cultiver bananes, manioc, avocats, mangues, ananas, oranges...

kuna Yala

Ainsi, contrairement à ce qu’il se passe dans les paradis touristiques classiques des îles caraïbes, les Kunas se chargent eux-mêmes de gérer totalement leur patrimoine naturel et culturel. Achutupu, Ailigandi, Kagantupu, Coco Blanco, Mamiputu, ou encore Ustupu sont quelques unes des 378 îles ou îlots (dont seuls 60 sont habités) où il est possible de séjourner.

kuanidup,kuna,archipel, san blas, iles,kuna yala

Le chanteur Antoine, toujours en chemise à fleurs, a ses habitudes ici. Il ancre son voilier au bord de ces îlots, paradis des plongeurs, où de rares privilégiés jouent les Robinsons Crusoé dans des "cabanas"…

Il n’y alors plus qu’a se laisser bercer par le clapotis des vagues et le murmure du vent dans les palmes avant d’aller déguster une langouste…

livre_antoine

Je vous souhaite un très bel été et de merveilleuses vacances
A bientôt...
je vous laisse avec Antoine :)
Il a eu le coup de foudre pour Kuna Yala
et son peuple remarquable
Allez voir une magnifique vidéo
sur ces paysages de rêve...

portal_01_

gif animé,flèche,Amérindiens

Category : Traditions - Mode de Vie | Comments (243) | Write a comment |

| Contact author |