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13/6/2008
Je suis… moi, toi, nous Chacune des parties d’un même, d’un seul, Je donne l’amour, mon cœur, tout, Je suis... moi, toi, nous De naissance et de cœur je suis Cherokee, J’en suis fière, même si humble est ma vie.
Pour toi, je donnerais la main si tu devais tomber La couleur de ta peau n’a pas d’importance, Si nous prenions le temps de nous regarder En moi, tu trouverais une sœur, une amie d’enfance. On m’a appelé de beaucoup de noms différents, Ceux qui font des discriminations m’ont nommé indienne, Notre créateur m’a appelée son enfant, Je suis une "Native American" ce nom est pérenne. J’ai marché sur cette terre avant que le racisme ne vienne, Mais petit à petit, mes racines ont été arrachées et éparpillées, Sans pour autant détruire ma culture, ma pensée est restée la même, Fière d’appartenir à un peuple qui a su garder sa dignité.
Toujours nous avons su renaître grâce à la parole de nos anciens, Je suis faite de chair et de sang, mais j’ai gardé leur esprit, Essayant toujours de tendre vers un avenir meilleur, enfin, En repoussant toutes les ségrégations hors de ma vie Je suis une partie du passé, du présent et de l’avenir, Je suis un être…et pourtant, je suis de tous l’incarnation, Viens, prends ma main, traversons notre terre sans fuir, Vivons en paix et en harmonie, sans pression, Toi et moi , nous sommes une partie d’un tout.
Adaptation de I am de Bonnie Ray

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Through Wolf Eyes
10/6/2008
Alors que le jour se termine et laisse la place à la nuit Ton âme entend-t-elle l’appel du loup, Lorsque le loup hurle vers la lune qui, dans le noir, luit, Ton cœur se sent-il remué, tout à coup.
Blotti ici, en toute sécurité, N’es-tu pas attiré parfois par la liberté, Parfois, tu ne peux dormir, tu es trop énervé, Car, comme le loup, tu recherches l’immensité.
Au fond de ton cœur, ne désires tu pas devenir, Une créature qui court libre et sauvage, Lorsque la nuit est calme, au lieu de dormir, N’as-tu pas envie de courir les forêts ou d’autres rivages.
N’aies pas honte de ta soif de liberté, Cela fait partie de notre être et ne peut être maîtrisé, C’est ce qui te distingue de la conformité, L’aspect sauvage du loup est dans ta personnalité.
Recherche la sagesse au travers des yeux du loup, Apprends ses secrets, sa force et son habileté, Alors, tu sauras ce qui en toi joue, Lorsque ton esprit recherche la liberté.
D'après Through Wolf Eyes de Barbara Labarbera

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The Mohawk Skywalkers
7/6/2008
 Les mains qui ont construit l’Amérique, les Ironworkers... Ce sont principalement les Indiens Mohawks, membres d’une tribu du nord des Etats-Unis et du Canada, intégrée à la confédération des Iroquois, qui sont devenus les travailleurs du ciel en participant à la construction des grands ponts métalliques et des plus hautes tours des villes américaines. Les Mohawks furent employés pour ces activités tout à fait par hasard. En 1886, une compagnie canadienne construisait un pont routier au dessus du fleuve Saint Laurent prés de la réserve indienne de Kahnawake. Cette compagnie engagea un certain nombre de Mohawks comme journaliers sur le chantier. Les contremaîtres se rendirent compte que les indiens aimaient escalader les structures en acier en n’éprouvant aucun vertige ni aucune peur des hauteurs. Comme il était difficile de trouver des hommes qui avaient le cran de travailler en hauteur, il fut décidé de constituer une équipe composée d’indiens qui réussirent à river les barres d’acier parfaitement. En 1907, 96 hommes furent tués quand une portée du pont Québec s’effondra durant la construction, 35 des victimes étaient des indiens de Kahnawake. A partir de ce moment les travailleurs exigèrent d’obtenir de meilleures protections au travail, mais pas les Mohawks qui étaient convaincus que prendre des risques sur des barres en acier très hautes était le métier le plus excitant au monde. Les Mohawks diversifièrent ensuite leurs activités en participant à la construction des plus grands immeubles. A la fin des années 20, plusieurs équipes de travailleurs commencèrent à construire les buildings de New York et devinrent bien connus dans la grande ville américaine. L'Empire State Building, La tour Chrysler, le pont Georges Washington, le World Trade Center, pendant 120 ans, six générations d'Indiens Mohawk, travailleurs du ciel, réputés pour leur capacité à installer des poutres d'acier à de très grande hauteur, ont contribué à dessiner la silouhette de New York dans le ciel. Le travail est dur et dangereux, sous le soleil cuisant, la pluie ou la neige, il consiste à assembler les poutres qui formeront le squelette des gratte-ciel. Les grues soulèvent les poutres et les hommes les fixent à l'aide de câbles ou d'énormes boulons. Pour ce faire, il faut des muscles d'acier, les outils peuvent peser jusqu'à 70 livres, et les poutres, de cinq à vingt tonnes. Le danger fait partie intégrante du travail des ironworkers mais le mesurer est presque impossible car il n'existe pas de statistiques précises sur les accidents. Le syndicat possède des données sur les accidents mortels mais ne les divulgue pas. Il reste que le travail est beaucoup plus sûr aujourd'hui que jadis. En 1907, un homme sur sept était tué en travaillant. Chaque semaine, des centaines de Mohawks ont fait le voyage de leurs reserves canadiennes à New York pour se fondre dans le cadre imposant des immeubles et des ponts de la ville. En septembre 2001, après l'effondrement des tours du World Trade Center, les fils et les neveux de ces hommes sont retournés sur le site dévasté pour démonter ce que leurs ainés avaient construits. Les Mohawks, acrobates du ciel, n’éprouvaient-ils vraiment aucun vertige ? En tout cas, les Indiens aimaient montrer que danser sur une poutrelle d’acier à 200 mètres de hauteur ne les gênait pas plus que de marcher sur un trottoir. Beaucoup s’interrogèrent sur cette aptitude et de nombreux articles furent écrits sur le sujet dans les journaux new-yorkais. Il semble, en réalité, que les Mohawks étaient effrayés lorsqu’ils sautaient sur les poutres an acier mais refusaient de l’admettre, la peur ne devant jamais être ressentie par un guerrier Mohawk. Cette thèse fut développée par un anthropologue Morris Freilich qui avait observé soigneusement ces travailleurs très particuliers. Freilich, fit d’ailleurs remarquer dans la même étude que dans le cadre de leur initiation les jeunes Iroquois devaient prouver leur courage et leur bravoure en réalisant des exploits dangereux avant de devenir de véritables guerriers. Comme il n’était plus question de se lancer sur le sentier de la guerre, ces Indiens avaient trouvé un nouveau moyen de démontrer leur témérité en exerçant le métier de travailleur du fer (Ironworker). Construire fait aussi partie de leur identité tribale, leurs ancêtres bâtissaient des maisons de 200 pieds de long. Les Mohawks d'aujourd'hui construisent des gratte-ciel et des ponts gigantesques, ils bâtissent le monde moderne.

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A propos du blogueur
Voyage dans la culture amérindienne...
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