Sur la piste rouge | Bloguez.com

La Légende des Volcans

Added 12/9/2010


Tenochtitlan,Iztaccihuatl,Popocatepetl

En ce temps là, depuis la migration des Mexicas (Aztèques) jusqu'à leur arrivée dans la vallée de l'Anahuac, les montagnes n'avait pas encore atteint leur forme éternelle auprès de la grande Tenochtitlan. C'est dans celle-ci que naquit  une belle princesse nommée Mixtli, fille unique de Tizoc, le Tlatoani "Empereur" des Mexicas.

Mixtli était courtisée par d'innombrables nobles parmi lesquels un nommé Axooxco, un homme cruel et sanguinaire qui réclamait la main de Mixtli, mais le cœur de la princesse appartenait à un guerrier appelé Popoca qui était parti au combat pour conquérir le titre de Chevalier-Aigle et ainsi disputer la main de Mixtli à Axooxco.

Dès qu'elle sut son aimé en danger, Mixtli pensant à l'impossibilité de son amour, se donna la mort sans imaginer que Popoca revenait triomphant. En voyant son aimée morte, Popoca prit le corps inerte dans ses bras, se dirigea vers la montagne et là resta accroupi à ses pieds, pensant que la neige pourrait la sortir de son sommeil et qu'ils seraient alors unis pour la vie.

Les Dieux, affectés par cet amour profond et tragique, ont immortalisé cette idylle. Popocatépetl et l'Iztaccihuátl étaient le siège des temples de Tláloc, le dieu de la pluie, et de Chalchiuhtlicue, déesse de l'eau des lacs, des fleuves et de la mer. Elle, la femme blanche de l'éternel rêve, est l'Iztaccihuátl. Lui, noble et courageux qui surveille toujours et encense le rêve de la Princesse Aztèque, il est le Popocatépetl.

Depuis lors les volcans l'Iztaccihuátl(femme endormie) 5230 m, et le Popocatépetl (montagne qui fume) 5465 m sont des compagnons inséparables qui s'érigent dominant la ville de Mexico et forment à l'horizon l'image des deux amants entrelacés et réunis à jamais pour l'éternité.

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Origine de L'Arc

Added 15/3/2010


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Conte AbenaKi
Un chasseur était parti un jour à la recherche de gibier. Tout d'un coup, un gros ours noir sort d'un buisson.
Le chasseur n'avait que sa lance et son couteau pour se défendre.
"Awassos" dit le chasseur, « je ne suis pas venu ici pour te faire du mal, je te laisse en paix ».
Mais l'ours, Awassos, avait autre chose en tête et avance en direction du chasseur. Celui-ci, craignant pour sa vie, s'éloigne. L'ours savait qu'il était plus fort que le chasseur et se lance à sa poursuite.
Pour se protéger, le chasseur s'enfuie en courant, avec la pointe de sa lance orientée vers l'arrière.
Apercevant un bosquet très dense, il s'y enfonce en espérant que les branches ralentiront l'ours.
C'est alors que le chasseur se rend compte que sa lance s'est prise dans un lierre.
En tentant désespérément de dégager sa lance, le chasseur tire dessus de toutes ses forces.
Puis, soudain, alors que l'ours allait le rattraper, le chasseur échappe sa lance qui vole en direction de l'ours.
Le lierre avait servi à propulser la lance.
À la grande surprise du chasseur, la lance s'enfonce dans la poitrine de l'animal, lui infligeant une blessure mortelle.
« Iahi ! », s'exclame le chasseur.
« Wliwni, Kchi Niwaskw ! »
« Merci, Grand Esprit, de m'avoir sauvé la vie, de m'avoir fourni de la nourriture et des vêtements pour ma famille. »
C'est en remerciant le Grand Esprit que le chasseur se rend compte qu'il pouvait fabriquer une nouvelle arme.
« Enni ! », s'enthousiasme le chasseur.

Plutôt que de se servir d'un arbre, il pourrait dorénavant employer une branche d'arbre et à la place de lierre, il pourrait se servir d'une corde fabriquée avec de l'asclépiade.
Le chasseur remercia le Grand Esprit de lui avoir procuré ce nouvel outil de chasse.
Et c'est ainsi que l'arc et la flèche ont été créés !

Joseph Bruchac
Poète de la Nation Indienne Abenaki

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Conte Iroquois

Added 13/3/2010


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Manitou, le Créateur, était en train de donner forme à tous les animaux, et comme il était de bonne humeur, il leur accordait l'apparence qu'ils demandaient.
- Moi, dit le lapin, je voudrais de longues pattes, de grandes oreilles comme celles du cerf et les griffes pointues de la panthère. Manitou se mit donc au travail. Il lui étira les pattes arrière comme le lapin le désirait. Mais alors qu'il fignolait avec application son travail, Hibou qui attendait son tour l'interpella.
- A moi, tu me feras un long cou gracieux comme celui du cygne et puis de belles plumes de couleurs, pareilles à celles du martin-pêcheur...
- Chut ! cria Manitou. Je n'aime pas qu'on me dérange pendant que je travaille. D'ailleurs, tourne-toi, je ne veux pas, non plus, qu'on me regarde...
- Mais je n'ai pas terminé, répliqua le hibou. Je voudrais aussi un long bec pointu et une belle couronne de plumes comme celle du héron. Je veux être le plus beau des oiseaux. Manitou était en train de faire les oreilles, bien longues. Il était appliqué à sa tâche et l'impudence du hibou le mit très en colère.
- Tais-toi, je te dis, et tourne-toi de l'autre côté. Je t'interdis de me regarder travailler.
- Hé là, cria le hibou, j'ai tout de même le droit de regarder où bon me semble. Si ça me plait à moi de te regarder faire...
Alors Manitou devint fou de rage devant tant d'insolence. Il attrapa Hibou et lui tapa sur la tête jusqu'à la lui enfoncer dans le cou. Puis il le secoua très fort, si fort que les yeux du hibou sortirent de ses orbites, et pour finir, il lui pinça les oreilles et les tira jusqu'à ce qu'elles dépassent de son crâne.
- Voilà, dit Manitou, ça t'apprendra à me mettre en colère. Maintenant, avec tes nouvelles oreilles, j'espère que tu écouteras ce qu'on te dit. Mais tu ne pourras plus étirer ton cou pour regarder là où on t'a demandé de ne pas regarder. File d'ici ! Je ne veux plus te voir dans la journée. Tu ne sortiras que la nuit. Ce sera ta punition pour m'avoir désobéi.
Alors Hibou s'envola en faisant une drôle de moue...
- Hou hou hou
Afin de se calmer, Manitou prit une longue respiration et voulut retourner à son travail. Mais il ne trouva plus Monsieur Lapin. Celui-ci avait eu si peur en entendant crier Manitou qu'il s'était enfui avant même d'être terminé. C'est pour cela que ses pattes arrière sont deux fois plus longues que celles de devant, et qu'il est obligé de sauter afin de pouvoir avancer. Pour cela aussi qu'il n'a pas de griffes pour se défendre. Et il a eu si peur ce jour-là qu'il en est resté éternellement craintif. Une feuille qui tombe le fait détaler.
Quant à Hibou , il a gardé la drôle d'apparence que Manitou lui a donnée...
une tête sans cou, de gros yeux hors des orbites et de petites oreilles pincées. Et comme il a peur que Manitou le punisse encore, il ne sort plus désormais que la nuit.
- Hou hou hou
D'après un Conte Iroquois

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