Ces personnages célèbres dont les ancêtres étaient Cherokee. La Nation Cherokee a donné de grands noms qui ont eu un rôle important à la fois pour l’histoire de leur peuple et pour celle des Etats-Unis. J’ai déjà eu l’occasion de les présenter comme le grand Chef Cherokee, John ROSS, Sequoyah (George Gist), qui inventa l’alphabet Cherokee ou plus récemment Wilma Mankiller qui fut le premier chef féminin des Cherokees et qui est connue comme une activiste déterminée de la cause indienne. Plus surprenant est le fait que de nombreuses personnalités très connues aujourd’hui ont des ancêtres Cherokee, et la première d’entre elles n’est autre que le 44° Président des Etats-Unis, Barack Obama, dont le grand-père maternel est un descendant Cherokee. Plusieurs grand acteurs américains ont également des origines Cherokee : Kevin Costner, dont le grand-père maternel était né en Oklahoma d’un couple mixte Américain-Cherokee,
Johnny Depp, qui est né à Owensboro, dans le Kentucky, avait une arrière grand-mère Cherokee, Burt Reynolds, dont les grands parents étaient également Cherokee, Chuck Norris est né à Ryan, Oklahoma et est originaire de la Nation Cherokee de façon originale puisque sa grand-mère paternelle Cherokee s’était mariée avec un immigrant Irlandais, alors que son grand-père maternel Cherokee avait épousé une Irlandaise. Il convient de rappeler que l’Oklahoma, appelé autrefois « Indian Territory » avait été destiné à servir de réserve indienne à partir de 1830, pour faciliter la poussée vers l’Ouest de l’immigration européenne en Amérique. David Carradine et Robert Redford ont également des ancêtres Cherokee. Des chanteurs mondialement connus ont également des racines indiennes, comme Johnny Cash, Tina Turner , Elvis Presley, Cher ou Jimmy Hendrix, dont la grand-mère maternelle Nora Rose Moore était Cherokee!
Au sud-est des Etats-Unis, à ce qui correspond aujourd’hui à l’ouest de la Virgine, l’est du Kentucky et du Tennessee, le nord de la Géorgie et de l’Alabama se trouvaient les terres des Cherokees. Comme leurs lointains cousins Iroquois du nord du pays, leur culture était matriarcale, des clans se formant autour des femmes qui désignaient les chefs à la tête des conseils tribaux au fonctionnement quasi démocratique. Ce sont elles qui possédaient la terre et les maisons au toit de chaume éparpillées au sein de petits villages. Ces Indiens sédentaires étaient de bons fermiers, ils pêchaient dans les rivières descendant des montagnes et chassaient toute sorte de gibier.
Maison Cherokee en Oklahoma
A la fin de la guerre d’indépendance des Etats-Unis en 1783, la plus importante communauté Cherokee occupait le Nord ouest de la Géorgie. Même s’ils maintenaient leur indépendance tribale, les Cherokees assimilèrent la culture occidentale ainsi que la langue, le mode vestimentaire et l’éducation. Certains développèrent leurs exploitations pour en faire des plantations et cultivèrent des céréales se vendant à bon prix. Ils signèrent des traités avec le nouveau gouvernement américain et combattirent avec lui notamment contre les anglais dans l’espoir de conserver leurs terres ancestrales.
Sequoyah
Grace à SEQUOYAH, ils inventèrent un alphabet Cherokee de 80 signes, qui fut largement utilisé et en 1828 fut créé le journal, le Cherokee Phoenix, qui proposait à ses lecteurs des articles en langue anglaise et en langue Cherokee. Sous l’impulsion de leur Chef JOHN ROSS, la nation cherokee se dota d’une constitution, d’un pouvoir exécutif et d’une véritable organisation administrative avec ses écoles et ses institutions.
Trail of Tears
Jusqu’en 1830, la nation Cherokee fut considérée comme un véritable partenaire des Etats-Unis naissantes (cf la proclamation de Thomas Jefferson dans article prochain). Mais avec le Removal Act, la déportation des Cherokees dans les réserves du Territoire Indien, l’actuel Oklahoma, et le massacre de milliers d’Indiens durant le long voyage de l’hiver 1839, appelé « la piste des larmes » (trail of tears), ce qui aurait pu et du être une intégration réussie se termina comme pour les autres tribus indiennes par un quasi-génocide. L’avidité des blancs pour ces riches territoires avait eu raison de l’espoir des Cherokees.