Le Génocide des Indiens d’Amérique par Mumia Abu-Jamal
Il s’agit d’un éditorial prononcé à la radio par Mumia Abu-Jamal
"Lorsque je pense à Thanksgiving, je ne ressent pas ce jour comme la fête par essence des Américains. Je ne rêve pas de dinde, de canneberge, de patates douces, je ne pense pas à un match de football, je ne vais jamais voir les matchs de football. Je pense d’abord à ces gens que nous avons appelés les Indiens !
je pense à ces millions de gens qui ont vécu en Amérique et qui ont disparu, je pense aux quelques uns qui ont pu survivre et je me demande que peuvent-ils bien penser d’un jour comme celui-là... Cette journée de la fraternité qui masque en fait ce qu’il nous faut bien appeler un génocide. Il y a plusieurs années j’ai lu un texte particulièrement poignant qui était composé de remarques importantes provenant des premières tribus, qui ont accueillis il y a près de 400 ans les premiers arrivants comme des frères et qui ont été traitées par ces derniers avec traîtrise et cruauté.
Et maintenant que signifie le jour de Thanksgiving pour les indiens... Merci pour nous avoir volé nos terres, Merci pour avoir tué les nôtres en grand nombre, Merci pour nous avoir enfermés dans des réserves, Merci pour avoir aboli la plupart de nos traditions, Merci pour avoir empoisonné notre terre, Merci pour nous avoir laissé combattre dans les guerres impliquant les Etats-Unis, Merci….. La véritable tragédie, c’est que la majeure partie ne connaissent pas et ne veulent pas connaître l’histoire et les traditions des Indiens, Aujourd’hui pourtant le nom des régions, des rivières, des lacs, des principaux sites vient des Indiens de cette époque ; mais on ne parle des indiens qu’au travers des films et les vrais indiens ont été oubliés. Plutôt que de profiter de Thanksgiving pour réfléchir à ce passé on ne pense en ce jour qu’à de bon repas et à des divertissements.
Grand-père Ciel, tu m’as appris à être forte En m’envoyant comme messager cet aigle puissant Blottie prés de mes parents qui me réconfortent Dans la douceur et la chaleur du vent Il m’entoure de ses ailes aux plumes de laine Et crée autour de nous un espace de confort et de vie Depuis toujours il est notre protecteur, il nous aime Et je me sens libre, et grâce à lui, épanouie L’enseignement qu’il me donne est fait de lumière Que je veux partager avec vous Puisse le soleil vous illuminer de ses éclairs Et vous apporter la paix et l’envie en tout Que l’aigle majestueux vous offre pureté et vérité Qu’il vous apporte bonheur et sérénité
D'après "You have taught me" de Camile K. Bishop Traduction et Adaptation MonaZimba
Pour moi, un homme devrait toujours concentrer son esprit sur sa terre, celle dont il se souviendra toujours. Il fait partie intégrante d’un paysage particulier et il devrait l’observer de différents angles, s’émerveiller à sa vue, se le représenter pendant de longs instants. Il devrait imaginer qu’il le touche avec ses mains à chaque nouvelle saison et écouter tous les sons qui emplissent son espace. Il devrait se représenter toutes les créatures qui vivent là et ressentir les plus petits mouvement du vent. Il devrait se remémorer la clarté de midi et toutes les couleurs de l’aube et du crépuscule. N. Scott Momaday
Je la trouve sublime cette Valley of Dreams et vous...
Le Canyon de Chelly (prononcer "d'chai") est un monument national américain depuis 1931 situé dans l'état de l'Arizona, au sud-ouest des États-Unis. Le mot "Chelly"est une déformation anglaise du mot navajo "tseyi", qui signifie "à l'intérieur des roches". C'est une superbe faille taillée au couteau dans une plaine désertique en pleine réserve Navajo. C'est un site très agréable par la beauté de ses deux canyons, le canyon de Chelly, long de 65 km et le canyon del Muerto, long de 50 km, mais aussi parce qu'il est le site d'une occupation indienne très ancienne, comme en témoignes les ruines précolombiennes.
Les premiers habitants connus des lieux furent les indiens Anasazi. Ils abandonnèrent Cette région aux environs de l'an 1200. Les pictographes (peinture sur roche) et les pétroglyphes (gravure sur roche) sont innombrables dans le Canyon de Chelly. L'histoire des peuples dans le canyon remonte à des milliers d'années. Au fond du canyon, on trouve plus de 60 ruines de villages indiens construits entre 350 et 1300 par les indiens Pueblos.
A 300 m au-dessus du fond du canyon. Le monolhite de Spider Rock dresse ses 244 m de grés à la junction de 2 petits canyons. Le nom de ce monument rappelle la "Femme Araignée" (Spider Woman), l'une des déesses les plus importantes de la mythologie Navajo vivant au sommet de ce rocher.
Canyon de Chelly a longtemps servi de sanctuaire et de refuge aux tribus Anasazi, Hopi, Zuni, Pueblo et Navajo. D’impressionnantes parois verticales de plus de 300 mètres de hauteur, rendant l'accès au canyon difficile, procurèrent aux indiens une protection efficace pendant de nombreux siècles.
Les Navajos s'installèrent dans le Canyon à partir de 1700. Ils y faisaient paître leurs troupeaux et pratiquaient une agriculture rudimentaire. En 1805, lors d'un conflit qui opposait les Navajos aux colons espagnols, un groupe d'indiens se réfugia dans le Canyon del Muerto, où ils furent poursuivis par un détachement espagnol sous les ordres du lieutenant Antonio Narbona. Retranchés dans un abri sous la falaise, les Navajos furent massacrés par les soldats espagnols. La tuerie fit 115 victimes. L'endroit est encore connu sous le nom de "Massacre Cave".
Canyon de Chelly, j’aime ton immensité Au loin, de la fumée monte lentement dans le ciel Une odeur de viande qui cuit donne de l’humanité A ce paysage merveilleux baigné de soleil
Allons, Canyon de Chelly ne te laisse pas envahir Par ces oiseaux noirs, ces corbeaux Ou devenir un mémorial pour touristes sans avenir Tu vaux mieux que cela, tu es beau
Tu as une rivière qui donne la vie dans tes mains Tu sais résister, tu ne changes pas Tu ne cèdes pas au désespoir du lendemain Je t’aime mon cher Canyon, tu es à moi
Les feuilles changent de couleur mais toi tu es le même Toujours, et tu sais qu’il y a beaucoup d’autres femmes Qui dans leur solitude et leur isolement t’aiment Car tu es un réconfort, Canyon de Chelly, pour nos âmes
D'après L'oeuvre de Nia Francisco Traduction et Adaptation MonaZimba