Ce sont les jours où les oiseaux sont de retour Très peu nombreux, un ou deux Pour refaire un dernier petit tour
Ce sont les jours où le ciel remet Sa vieille parure de juin Aux couleurs d'or et de violet
Mais cette astuce qui ne peut tromper l'abeille Me semble pourtant réelle Je crois au retour du printemps et du soleil
Jusqu'à ce que des vieilles graines apportent leur témoignage Et doucement à travers l'atmosphère changeante Une petite feuille timide tombent sous les nuages
Oh, dernière cérémonie des jours d'été Oh, dernière communion dans la brume légère Permettez à un enfant de vous rejoindre et de rêver
De partager vos emblèmes sacrés De briser avec vous le pain Et de goûter votre vin immortel et fruité
Traduction de l'oeuvre de Emily Dickinson [1830-1886]
Les rites des Apaches Six tribus Apache existaient dans le Sud-Ouest des Etats-Unis. Leurs croyances étaient fondées sur la conception d’une puissance surnaturelle qui se manifestait pratiquement dans tous les compartiments de leur vie. Les Apaches pensaient qu’ils pouvaient développer une relation saine et forte avec cette puissance ou ce pouvoir. Ainsi l’homme médecine ou Shaman était-il en relation avec cette puissance dans le cadre de rites parfaitement organisés selon le chiffre 4 ; en effet, 4 était le nombre sacré chez les Apaches et les cérémonies duraient quatre nuits successives. Aujourd’hui encore les Apaches croient que les esprits vivent dans certaines montagnes et ont leur domaine en dessous de la terre sur laquelle ils vivent. Les Apaches se baignent dans un lac afin de purifier leur âme. Ils ne mangent pas de viande d’ours ou de poissons. Ils pensent avoir des liens familiaux de sang avec Mère Nature. Pour eux ils étaient en effet, dans l’ancien temps, les montagnes, les arbres, les rochers et le vent.
Comme pour les Lakotas, les grandes périodes de la vie donnaient lieu à des cérémonies, en particulier la puberté. Ainsi la danse du lever du soleil(The Sunrise Dance) est un rite de passage pour les jeunes filles qui durent quatre jours pendant lesquels celles-ci doivent apprendre les valeurs de la tribu (l’amour, le respect, la sagesse, la coopération, l’endurance). Elles doivent danser de façon pratiquement continue pendant les quatre jours, et participer à 100 chansons et prières selon un rituel méticuleusement orchestré. Elles participent également à des rites sacrés, notamment en donnant et en recevant des cadeaux et des bénédictions, et expérimentant sa capacité à guérir les autres. En raison de l’intensité de cette cérémonie la jeune fille concernée est assistée par ses amis et sa famille.
Les rites des Lakota Les Indiens Lakota sont typiquement des peuples nomades, se déplaçant à pied ou à cheval dans les grandes plaines de l’Ouest américain, vivant au sein de villages dans des tipis, qu’ils déplacent en fonction des saisons et qui chassent le bison. Environ 100000 Indiens Lakota vivent actuellement dans les réserves. Leur système spirituel est dominé par la cosmologie et la conciliation avec les forces surnaturelles afin de bénéficier des meilleures chances à l’occasion de la chasse. Ce système est fondé sur les sept rites sacrés : La loge de sudation (The Sweat Lodge, cf article précédent), la quête de la vision (The Vision Quest), la danse du Soleil (The Sun Dance, cf article précédent) la Ghost Dance (que l’on peut interpréter comme une communion avec l’âme ou l’esprit des disparus, cf archives), la Cérémonie de la puberté, la création de la famille (Making Relatives) et la lancer de la balle.
la quête de la vision ( The Vision Quest) Il s’agit d’un rite de passage qui concerne l’enfant avant l’âge de la puberté qui doit se découvrir lui-même ainsi que le chemin que devra suivre sa vie. Lorsque l’enfant est prêt, il part pour une quête personnelle et spirituelle, seul dans la nature, souvent à l’occasion d’une période de jeûne. Ce voyage initiatique dure quelques jours au cours duquel l’enfant se met à l’écoute du monde qui l’entoure. Le voyage s’arrête lorsqu’il a une vision ou un rêve qui lui donnera le sens de sa vie. Alors il retourne dans sa tribu et aidé des siens il mettra sa vie en harmonie avec sa vision.
la création de la famille (Making Relatives) Pour les Indiens, tous les êtres vivants font partie de la même famille ; parmi les animaux, les tribus s’associent à un animal en particulier qui représente leur protecteur et celui qui guidera leur vie. Pour beaucoup de tribus, l’aigle est le symbole, qui, en liaison avec le Grand Esprit, peut garantir la vigueur, l’intelligence, l’agilité et la dignité ; c’est pourquoi il orne de nombreux totems. Ainsi au travers de prières pour Wakan Tanka (le Grand Esprit), de l’échange de nourritures sacrées et de la fumée de la pipe sacrée, les indiens créent lors de cette cérémonie une relation durable entre la communauté du village et le monde environnant.
la Cérémonie de la puberté, (Puberty Rite) ou Ishna Ta Awi Cha Lowan Il s’agit au travers de ce rite de préparer la jeune fille à sa future vie de femme. Elle se déroule lorsque la jeune fille a ses premières règles et qui selon la tradition doit être purifiée. Le rite se déroule dans un tipi spécial construit par la famille de la fille et est conduit par un homme saint qui utilise des objets sacrés et notamment un crâne de bison peint en rouge. la lancer de la balle, Throwing of the Ball ou Tapa Wanka Yap Ce rite ancien, pratiqué uniquement par les femmes, utilisait une balle remplie de poils de bison qui était couverte par une peau avec une peinture de bison bleue et rouge, représentant les aspects matériels et spirituels de l’Univers. Les participants devaient attraper la balle lancée afin de bénéficier de la bénédiction du Grand Esprit, sachant que toutes ne pouvaient bien sûr réussir. Traduit de l’étude de Michael Doak, University of Virginia