Quand notre Mère Terre fut crée, L’île de la Tortue apparut des eaux profondes à travers la boue, Son vaste système de rivières enterrées devint ses veines L’eau qui coula dans les ruisseaux et les rivières, son sang. A la surface de ce nouveau paradis somptueux, appelé l’île de la Tortue Il y eut quatre directions sacrées : le nord, le sud, l’ouest et l’est Gitchie Manitou, le Créateur prit alors de la terre, de l’eau, du vent et du feu Pour créer l’homme originel et le descendit sur le sol pour qu’il commence sa quête Le Créateur demanda à l’homme de marcher pour découvrir la beauté de la Terre Et de donner un nom au caractéristiques du paysages, aux animaux et aux plantes Il créa aussi le Loup afin qu’il lui serve de compagnon pour son voyage Aussi ces deux frères se mirent en route ensemble pour découvrir la Terre Après qu’il ait terminé leur voyage et nommé toutes les choses sur L’île de la Tortue Gitchie Manitou, Le Créateur, demanda à l’homme et au loup de se séparer Et de vivre en paix, de respecter leur Terre, et de ne jamais lui faire honte. Ainsi, à la fois l’homme et son frère le loup se multiplièrent et prospérèrent Gitchie Manitou était très heureux et appréciait leur mode de vie et leur clan. Mais bientôt, une nouvelle race d’homme très étrange arriva Sur l’île de la Tortue avec d’immenses bateaux de bois L’homme et le loup furent tous deux chassés, dépouillés et tués, Profanant l’œuvre du Créateur.
Ce texte est inspire d’une histoire indienne de la tribu Ojibwa Racontée par les anciens Dans ce texte l’île de la Tortue signifie le continent Nord Américain Traduit de l’œuvre en anglais de Mr Ed
Majestueuse créature, il se tenait droit En bordure d’un dense et mystérieux bois Ce loup qui avait capté son parfum Et l’avait cherchée toute la nuit, en vain
Son ombre, évanescente sous le ciel étoilé L’avait conduit par instinct dans l’immensité Et alors qu’il la cherchait dans la noirceur L’amour et l’attachement avaient rempli son cœur
En pensant au moment où il la rencontrerait Quelle preuve d’amour pouvait-il lui donner Alors, tout à coup, face à lui, dans une lueur Il distingua un endroit couvert de jolies fleurs
De telles beautés, poussant au milieu des champs C’est sûr, elles seraient le plus beau des présents Il les cueillit soigneusement avec ses dents En se disant qu’il pourrait la conquérir, sûrement
Les Esprits du Ciel observaient attentivement ce loup Dont le cœur était rempli d’un amour fou Ils rassemblèrent tous leurs pouvoirs mystiques Et lui offrirent une bénédiction magique
Alors le loup eut des visions de son aimée Les fleurs sauvages prirent des couleurs nacrées Et selon la légende, il y eut une métamorphose Chacune des fleurs sauvages devint une rose
Le cœur empli d’excitation, le loup était plein d’ardeur Lorsque enfin il vit sa louve, son âme sœur Il déposa devant elle les roses avec amour Alors qu’elle se blottissait autour
Enfin réunis, ils chantèrent leur joie en hurlant Leur amour durerait tout le temps Et il courraient maintenant ensemble dans la prairie Un amour pur et vrai peut façonner toute vie
Autrefois il y avait cinq loups, tous frères, qui erraient en bande. Quand ils chassaient, ils partageaient toujours leurs prises avec Coyote. Un soir, Coyote les vit qui regardaient le ciel. " Qu'est-ce que vous regardez là-haut, frères ? " s'enquit-il. " Oh, rien " répondit le plus âgé des loups Le lendemain, Coyote les vit tous à nouveau en train de regarder le ciel. Il questionna, par rang d'âge, le second des loups, mais celui-ci ne voulut rien dire. Et cela continua de la sorte pendant trois ou quatre soirées. Aucun ne voulait dire à Coyote ce qu'ils regardaient tous, de peur qu'il ne mette son grain de sel dans leurs affaires. Un soir, Coyote demanda au plus jeune de la bande de lui dire de quoi il s'agissait, et celui-ci se tourna vers les autres " bah, disons à Coyote ce que nous voyons là-haut. Il ne va pas s'en mêler " Ils lui dirent donc " Là-haut, tout là-haut, il y a deux animaux inaccessibles " " Eh bien, allons-y " répliqua Coyote " Aller là-haut ? et comment ? " " Oh, c'est tout simple, dit Coyote, je vais vous montrer "
Coyote réunit un grand nombre de flèches et commença à les décocher dans le ciel. La première resta accrochée au ciel, la seconde se ficha dans la première et ainsi de suite, si bien qu'elles formaient comme une échelle descendant jusqu'à la terre. " Maintenant, nous pouvons monter là-haut " dit Coyote
Le plus vieux des loups ouvrit la marche, emmenant son chien. Il était suivi des quatre autres loups, et enfin de Coyote. Ils grimpèrent tout le jour et jusque tard dans la nuit. Toute la journée suivante, ils grimpèrent encore. Ils grimpèrent pendant des jours et des nuits, et atteignirent enfin le ciel. Ils s'arrêtèrent dans le ciel et contemplèrent les deux animaux que les loups avaient aperçus d'en bas. C'étaient deux grizzlis.
" N'approchez pas, dit Coyote. Ils vous mettraient en pièces. " Mais les deux plus jeunes loups s'étaient déjà rapprochés, bientôt suivis des deux moins jeunes. Seul, le plus âgé restait en arrière. Quand les loups s'approchèrent des ours, il ne se passa rien. Les loups s'assirent et examinèrent les ours, et les ours, toujours assis à leur place, toisaient les loups. Quand il vit qu'il n'y avait pas de danger, le vieux loup vint rejoindre les autres et s'assit là avec son chien.
Coyote, lui, n'approcha pas davantage. Il n'avait pas confiance dans les ours. En tout cas, c'est bien joli à voir, se dit-il. Ils ont belle allure, tous assis comme ça. J'ai bien envie de laisser l'ensemble tel quel, que tout le monde puisse le voir. Et quand les gens verront cela dans le ciel, ils diront " Savez-vous qu'il y a une histoire à l'origine de cette composition ? " et ils parleront de moi.
Il laissa donc le tout intact. Sur le chemin du retour, il arracha les flèches une à une derrière lui. Ainsi, personne ne pouvait plus redescendre. Revenu sur la terre, il contempla, admiratif, l'arrangement qu'il avait laissé là-haut. Et ça n'a jamais bougé depuis. De nos jours, on appelle cette constellation le Grand Chariot. En regardant bien, on voit que trois loups composent le timon, et que le plus vieux, celui du milieu, a toujours son chien à ses pieds. Les deux jeunes loups forment l'avant du chariot, et les deux grizzlis l'arrière, qui pointe vers l'étoile polaire.
De voir comme cela était beau, Coyote eut envie de remplir le ciel d'étoiles. Il disposa donc des étoiles partout en motifs, puis pour utiliser ce qu'il lui restait, il traça la Voie Lactée.
Quand il eut fini son ouvrage, Coyote demanda Alouette sa sœur " raconte à tous, je te prie, quand je ne serai plus de ce monde, que cette ordonnance des étoiles qu'ils voient au firmament, c'est moi qui l'ai conçue, c'est mon œuvre. "
Et Alouette nous raconte aujourd'hui encore cette histoire de Coyote.
Il s'agirait effectivement de la version amérindienne relatant la naissance de la constellation de La Grande Ourse...
Un beau soir de pleine lune, au loin dans un village, un vieil Indien m'a raconté la légende de Gamaway, assis sur le bord d'un feu je frissonnais à l'entendre parler et soudain j'entendis un cri déchirer le silence de la nuit.
Il y a déjà longtemps quand les Anglais nous faisaient la guerre vivait dans ce village, la plus belle Amérindienne, elle avait le regard ancré sur le coeur de Gamaway, que les Anglais en étaient jaloux, de ne pas pouvoir lui faire la cour, oh ! oh ! la cour...
L'aurore boréale danse encore avec l'étoile du nord, la marée, le soleil, le vent on le voit comme on l'entend derrière les sapins, dans les champs résonnent les cris de Gamaway, oh ! Gamaway, Gamaway...
Sous la lumière de la pleine lune, les amoureux s'entrelassent serrés, se font l'amour sur la dune pensant que rien ne peut les arrèter.
Mais aux flambeaux les Anglais qui marchaient sur la grève, fous, furieux, jaloux, ils ont battus Gamaway, Gamaway... Et enchaîné au pied d'un mat, celui d'un grand voilier, ils l'ont poussé avec le vent et l'ont mis aux flammes, Gamaway, Gamaway...
L'aurore borèale danse encore avec l'étoile du nord, la marée, le soleil, le vent on le voit comme on l'entend, derrière les sapins, dans les champs résonnent les cris de Gamaway, Gamaway...
Légende Black Feet de Vieil Homme et Vieille Femme
Il y a bien longtemps, il n'y avait que deux personnes au Monde, Vieil Homme et Vieille Femme. Un jour, alors qu'il voyageaient sur la Terre, Vielle Femme dit à Vieil Homme : " Passons un accord, décidons de la manière dont les gens devront vivre lorsqu'il viendront sur la terre. " " Eh bien, dit le Vieil Homme, je devrai avoir le premier mot en tout ! " " Je suis d'accord avec toi, dit Vieille Femme, si bien sûr, je peux avoir le second mot sur tous les sujets " Alors, Vieil Homme commença à établir ses plans " les femmes auront la tâche de tanner les peaux, elles devront les frotter pour les rendre souples, et les gratter; elles devront faire ce travail rapidement, car ce ne sera pas un travail très dur " " Non, dit Vieille Femme, je ne suis pas d'accord avec toi, elles devront tanner les peaux comme tu le dis, mais ce sera un travail très dur et les bonnes travailleuses devront être distinguées et honorées. " " Bien, dit Vieil Homme, nous laisserons les gens avoir des yeux et une bouche, placées selon une ligne droite descendante, sur leur visage,qui sera joli et net " " Non, dit Vieillle Femme, ne les plaçons pas comme cela, mettons bien les yeux et la bouche sur le visage comme tu l'as dit, mais disposons les en croix. " " Bien, dit Vieil Homme, les gens auront 10 doigts à chaque main " " Non, non, non, dit Vieille Femme, c'est beaucoup trop, ils devront avoir quatre doigts et un pouce à chaque main ! " Et cela continua ainsi jusqu'à ce qu'ils aient décidé entièrement de la façon dont les gens vivraient sur la Terre. " Que devons nous faire à propos de la vie et de la mort" demanda Vieille Femme, "Est-ce-que les gens seront éternels ou devront-ils mourir un jour. " Vieil Homme et Vieille femme eurent du mal à se mettre d'accord sur ce sujet. Mais finalement Vieil Homme dit, " Je vais jeter une côte de bison dans la rivière, si elle flotte sur l'eau, les gens seront morts pendant quatre jours puis reviendront à la vie. Si elle sombre, ils mourront et resteront morts " Alors, il lança la côte de bison dans l'eau et celle-ci flotta. " Non, dit Vieille Femme, nous n'allons pas décider de cette façon, car les côtes de bison flottent toujours. Je vais jeter cette pierre dans l'eau, si elle flotte, les gens resteront morts pendant quatre jours et reviendront à la vie. Si elle sombre, ils resteront morts pour toujours. " Alors elle lança la pierre et elle sombra instantanément. " Voila, dit-elle, c'est mieux pour les gens de mourir pour toujours. Si ils ne mourraient pas, ils ne seraient pas tristes lorsque leurs proches disparaissent et il n'y aurait plus de compassion dans le monde. " "Bien, répondit Vieil Homme, qu'il en soit ainsi ! " Après quelques temps, Vieille Femme eut une fille, qui devint malade rapidement et mourut. Vieille Femme regretta amèrement d'avoir fait en sorte que les gens meurent pour toujours. " Reparlons de cela " implora-t-elle en s'adressant à Vieil Homme. " Non, répondit Vieil Homme, nous ne changerons pas ce qui a été décidé d'un commun accord ! " Et donc, depuis ce jour, quand les gens meurent, ils restent morts pour toujours...