Nous t’appelons Tatanka Les autres t’ont nommé le bison Tu as toujours été notre symbole ici-bas Notre source de vie et la référence de notre nation Autrefois Tatanka, cela signifiait de grands troupeaux Qui se déplaçaient sans contraintes, sauvages, libres et fiers Notre terre sacrée tremblait à leur approche, avec un grondement beau Car ils annonçaient enfin la nourriture, la protection que nous pourrions faire Grâce au corps, à la peau de notre animal, que nous remercions pour toujours Et que nous rêvons de revoir sur ces terres, depuis longtemps désertées...
Elle est parée de peaux de daim Avec des perles et des turquoises incrustées Ses cheveux sont noirs, soyeux comme le satin Sa peau est douce et dorée….
Elle est la Princesse d’une Nation oubliée De cette époque, que l’on qualifie d’antan Quand les Indiens, fiers, pouvaient marcher Librement des montagnes à l’océan….
De son Peuple, elle garde les coutumes ancestrales Elle les tient au plus profond de son cœur Et les observer mourir lui fait mal Car ces traditions étaient la base de son bonheur.
Autrefois, les lois n’étaient pas écrites, elles étaient connues Chacun les observait et les respectait Alors la civilisation de l’homme blanc est venue Et a semé avec ses méthodes l’avidité…..
L’homme blanc a violé la terre Et pillé les créations de Dieu Il a détruit, arraché, volé jusqu’à la mer Tout ce qui appartenait aux Indiens depuis des cieux
Le gouvernement a écrit de nombreux traités Faits de fausses promesses et de mots trompeurs Et l’homme rouge crie pour ses droits bafoués Mais jusqu’à maintenant, personne n’entend sa clameur.
Falling Tear est une Américaine Elle, elle est née dans ce pays Ses larmes coulent devant l’injustice sereine Des hommes qui lui ont tout pris...
Nous étions ici les premiers "i-gv-ya o-gi-lu-tsv a-ha-ni" C’est ce qu’ont crié les Cherokees... Mais nous voulions leur terre, leur gibier Aussi ils devaient perdre la vie Comment auraient-ils pu défendre leurs droits Avec des flèches et des arcs contre des fusils Nous avons pris leurs maisons, leur toit "Do-ge-nv-sv do-ge-gi-gi-e-lv" La plupart trouvèrent la mort quand ce fut fini Ce qui était à eux, nous l’avions gagné pour nous Ils devaient périr, nous n’avions pas d’autre choix C’était leur punition, pour avoir été là avant nous Et posséder ce qui nous revenait de droit Les Indiens avaient su préserver le pays, la terre "a-ni-yv-wi-ya o-s-da i-yu-nv-na-de-ga ga-do-hi" Mais les cow-boys ont condamné les troupeaux de bisons Et transformé la prairie en désert Rejetant la sagesse des tribus et leurs traditions Quant à nous, nous nous préférions le luxe et l’excès "a-ni-yv-wi-ya u-nv-sv a-na-li-s-de-li-s-gv" Nous avons apporté la variole, la pollution, les maladies Après deux siècles, nous voyons que nous nous sommes trompés Et nous commençons seulement à écouter "le Cri" Ce cri, c’est celui d’une chanson indienne na-quu-no a-nv-da-di-s-do-di-quu i-ga di-ga-ka-no-gi-s-do-di a-le i-ga-da da-ni-na-s-da-tli tsu-na-ni-gi-da Mais peu d’Indiens sont encore là pour la chanter Maintenant on ne découvre la culture Amérindienne Que dans les magasins de souvenir climatisés Les touristes recherchent les objets, les proverbes indiens Les photos de Geronimo ou de Sitting Bull sont sur des présentoirs Personne n’achète les déclarations des Présidents Américains Mais celles du Chef Sioux Red Cloud s’arrachent sur les comptoirs Pourquoi sommes nous capables maintenant De respecter leurs règles de vie Alors que nous ancêtres les refusèrent Et détruisirent ce qu’aujourd’hui l’on vénère Un proverbe Indien dit "Il n’y a qu’un seul Dieu Un seul Grand Esprit d’en haut Il prend soin de nous tous sur Mère Terre" "sa-quu u-ne-la-hi" L’heure du salut de la Nation Indienne est-elle enfin venue Le Dieu de chacun et de tous l’a-t-il prévu...
Traduction de l'Oeuvre de Albert Gazeley The Cry of The Native American