Ojibwa village at Sault Ste Marie in 1846 Painting by Paul Kane (1810-71)
Il y a bien longtemps...
Il y a bien longtemps de ça L’homme et le loup parcouraient ensemble cette terre En respectant toutes les formes de vie Ils étaient en harmonie avec le plan de notre Créateur Les être humains qui vivaient là alors s’appelaient Ojibwa Leur principal village était appelé "Moningwunakauning" Cela signifiait "la maison du pic vert" Ils apprenaient beaucoup de choses à leurs enfants Ils faisaient offrande de nourriture et de tabac au Grand Esprit Quand la vie d’un animal devait être prise Chaque élément de son corps était utilisé Les Ojibwas avaient énormément de respect pour la sagesse des anciens Tout être vivant dans les lacs ou dans les forêts n’était jamais maltraité Les grands lacs leur apportaient les poissons dont ils avaient besoin A l’automne ils chassaient le gibier et récoltaient le riz sauvage Au printemps ils récoltaient la sève des érables pour en faire un sirop En été, ils cueillaient les fraises et les myrtilles sauvages Et construisaient leurs solides canoës avec du bois de bouleau Cette vie simple, en accord avec la nature, les rendait joyeux Ils prenaient à la nature seulement ce dont ils avaient besoin Ils savaient qu’aucun humain ne peut posséder la terre Ils se contentaient de suivre la loi de vie du Créateur Jusqu’à ce que leur mode de vie fut bouleversé par l’homme moderne Alors de façon inhumaine et cruelle, au milieu du XIX° siècle Le gouvernement US a commencé par confisquer leur forêt et leur terre Pour ensuite les confiner dans de petites réserves En leur supprimant leurs droits de chasse et de récolte Leur mode de vie ancestral était fini, une vie qu’ils considéraient merveilleuse Et leur frère le loup, qui avait accompagné autrefois leurs ancêtres sur cette terre Fut lui aussi chassé et pratiquement exterminés dans ces bois Il semble que l’humanité continue de profaner et de détruire la nature En ne prenant jamais le temps de penser à l’ordre naturel ou aux bienfaits naturels Quand je me promène aujourd’hui dans cette région de grands lacs En particulier lorsque je me lève en regardant fixement les flammes de mon feu Je peux encore les voir et les entendre, vivant dans le bonheur ici Et apprendre leur philosophie de la vie est mon plus cher désir Je ne suis qu’un étudiant de la culture amérindienne Mais je pense que c’est notre responsabilité de sauvegarder notre terre Les générations futures risquent, sinon, de connaître très peu de choses Du plan naturel très ancien mais merveilleux de notre Créateur
Récemment, nous avons entendu parler de l'expression "Eté Indien" qui est utilisée pour décrire la période de beau temps de l'automne nord américain. L'analyse éthymologique de cette expression nous conduit à ouvrir l'oeil sur l'histoire de notre nation. Après avoir interrogé de nombreux anciens et des historiens Indiens éminents, je suis tombé un jour par hasard sur un article écrit par un auteur indien d'une tribu de l'est qui explique clairement les origines de "l'été indien" Les premiers colons qui inventèrent cette expression avaient vu des fermiers indiens célébrer la bénédiction de pouvoir ajouter une seconde récolte voire une troisième à leurs réserves pour l'hiver, même après les premières gelées. L'auteur décrit les rites des indiens pour remercier le Grand Esprit pour ces jours de chaleur.Il faut que soit reconnu le fait que les Indiens n'étaient pas seulement les premiers propriétaires des terres d'Amérique du Nord mais qu'il étaient également des fermiers accomplis dont les connaissances agricoles ont changé le monde.
Les colons européens ne respectèrent pas les méthodes indiennes de culture lorsqu'il arrivèrent, ils transposèrent les leurs et ne comprirent pas l'agriculture indienne respectueuse de l'environnement. Selon le livre de Jack Weatherford intitulé "Comment les indiens d'Amérique ont transformé le monde", les fermiers indiens cultivaient plus de 300 types de plantes avec des dizaines de variétés différentes, ce qui a considérablement amélioré la nourriture utilisée dans le monde, en qualité et en qualité. Témoignage de cette connaissance et de ces aptitudes des fermiers indiens, les 3/5° des récoltes faites dans le monde proviennent des cultures réalisées dans différents sols et avec différents climats sur le continent Nord-américain. L'efficacité de l'agriculture indienne et son adaptation aux besoins du sol sont parfaitement démontrées dans la culture traditionnelle des "Trois Soeurs" qui consiste à planter ensemble les courges, le mais et les haricots. Les fermiers indiens ont développe de multiples cultures qui sont étendue depuis: riz sauvage, haricots et pommes de terre de toutes variétés, tomates, tournesols, poivrons.
Au final, en introduisant de nouvelles cultures déterminantes pour le bien être de la population mondiale, les fermiers indiens ont apporté une contribution déterminante au développement de monde. C'est cela que nous devrions célébrer à l'occasion de l'été indien.
Texte traduit de l'article de Richard B. Williams (Oglala Lakota) Richard B. Williams est le directeur exécutif de La Fondation Universitaire Amérindienne(American Indian College Fund)située à DENVERS
Ce sont les jours où les oiseaux sont de retour Très peu nombreux, un ou deux Pour refaire un dernier petit tour
Ce sont les jours où le ciel remet Sa vieille parure de juin Aux couleurs d'or et de violet
Mais cette astuce qui ne peut tromper l'abeille Me semble pourtant réelle Je crois au retour du printemps et du soleil
Jusqu'à ce que des vieilles graines apportent leur témoignage Et doucement à travers l'atmosphère changeante Une petite feuille timide tombent sous les nuages
Oh, dernière cérémonie des jours d'été Oh, dernière communion dans la brume légère Permettez à un enfant de vous rejoindre et de rêver
De partager vos emblèmes sacrés De briser avec vous le pain Et de goûter votre vin immortel et fruité
Traduction de l'oeuvre de Emily Dickinson [1830-1886]
Est-ce que nous nous sommes perdus Nous devons retrouver l’appel de la nature On ne peut entendre cet appel avec toutes ces blessures Qu’elle a du subir à cause de ces nouvelles tribus...
Nous devons retourner, non comme étrangers Mais comme gardiens de toutes ces choses qui font partie de nous Certaines sont parties à jamais, d’autres meurent partout D’autres crient leur souffrance et demandent pitié
Aussi, juste comme nos ancêtres qui respectaient Toute chose, grande ou petite, sous le même ciel Nous devons être les gardiens de la lune et du soleil Des étoiles qui brillent encore dans l’immensité
C’est pour elles, et notre respect en leurs pouvoirs Que nous devons élever la voix pour être entendu Nous ne sommes pas simplement indiens, mais membre d’une même tribu Nos pères vénéraient la nature, il nous faut faire partager cet espoir
La nature est le coeur de toute chose et de toute vie Chacun d’entre nous sort de son corps et a besoin d’elle Si nous l’empoisonnons, elle deviendra rebelle Et nous perdrons tout, notre futur, notre survie...
Traduction de l'Oeuvre de Georges Hunt Indien KIOWA
La terre commence à se réchauffer Les arbres et les plantes sortent de leur endormissement Les orties piquantes sont les premières à se lever Alors que les abeilles entament leur bourdonnement
Le chant des grenouilles marque le changement de température Et le cycle de la vie reprend son cours avec le printemps Madame araignée enveloppe les arbres et leur feuillure En buvant les gouttes de rosée et en se réveillant
La douce brume du matin s'élève dans le ciel Pour former les nuages porteurs de pluies nourrissantes Le vent emporte les pollens sous le soleil Les papillons butinent les fleurs odorantes
Les ours sortent de leur hibernation en trébuchant Les grues utilisent les vents pour faciliter leur vol En faisant entendre leur cris gaiement Les insectes dansent partout sur le sol
Toute la nature a décidé de célébrer le printemps Qui redonne vie à notre terre tous les ans
D'après le poème de Selah' SuJuris Indienne Ojibwa (Natures Trill Springs Life)