La citrouille, et les courges d'hiver en général, ont fait partie du quotidien et de la religion chez les peuples des deux Amériques. Ce sont les Amérindiens qui ont fait connaître ce légume versatile aux premiers arrivants. C'est eux qui leur ont appris les multiples usages puisqu'ils la cultivaient depuis plus de 8 000 ans. Ils la firent connaître aux Conquistadores qui l'emportèrent en Europe.
La courge a joué un rôle prépondérant dans l'agriculture amérindienne. Avec le maïs et le haricot, la courge fait partie du monde mythique de la fondation et de l'introduction de l'agriculture. On la vénère et de nombreuses cérémonies ont lieu à la période des semences et de la récolte.
Chez les Indiens Mandan, quatre ancêtres vinrent un jour des profondeurs de la terre pour leur apprendre l'art de l'agriculture. Le plus jeune, qui avait pour nom "Tête chauve comme un hochet en calebasse", apporta la courge. C'est le chef "Manteau bien fourré" et prêtre du maïs qui apprit aux habitants de la terre à cultiver les champs; il distribua des graines de maïs, de haricot, de courge et de tournesol entre les familles pour qu'elles ne puissent jamais mourir de faim.
Les Indiens Navajo appliquaient sur les brûlures une purée de citrouille afin de couper l’effet.
Chez les Indiens Cherokee, la citrouille et autres courges d'hiver avaient dans leurs entrailles des pépins précieux qui, infusés, permettaient de guérir les coliques, diminuer les pierres aux reins, calmer la fièvre et les problèmes urinaires, réduire l'oedème, etc. Une poignée de pépins broyés, infusés dans 1/2 litre d'eau bouillante à couvert pendant 20 min. sur feu doux et 30 min. de repos hors du feu faisaient des merveilles.
Mais surtout, les tranches de citrouille faisaient un malheur posées sur la tête d'un malade atteint d'une crise de délire. Étonné, sidéré de se retrouver coiffé d'une citrouille, ce cucurbitacée avait la propriété de créer un choc psychique sur le malade et remettait d'aplomb les esprits les plus dérangés… c'est ce que racontaient les médecins sorciers de l'époque...
Cette fois là, à ton retour tu nous parlas De cette rencontre avec une femme Navajo Qui s’était déroulée au bord de l’eau Tu étais heureux d’être là
Tu nous dis "Nous parlions, Nous nous souriions en battant des mains" Oui, Nanao, c’est absolument certain Vos messages se sont croisés avec raison
Les deux langues, le Navajo et le Japonais Doivent avoir des origines identiques Loin dans le passé, lorsque le Pacifique Etait gelé et réunissait les continents séparés désormais Au début des âges, vous avez du être Mère et fils, soeur et frère Amoureux ou époux, fille et père Membres d'une même famille, celle de la planète
Une âme soeur est quelqu'un de très spécial On sait, on ressent dés qu'on le ou la voit Même, si on est trés différent, si c'est un animal Que l'on partagera les mêmes pensées, la même foi
Comme les louves Alpha et Beta Nous sommes soeurs, tantes et mères Comme les louves, ta force est en moi Une confiance totale nous lie et nous éclaire
Ma soeur aux cheveux long et soyeux Je trouve refuge dans ton coeur Quand je suis près de toi, quel que soit le lieu Des échos de musique m'emplissent de bonheur
Ma petite Cherokee, ma soeur indienne Tu as une force intérieure particulière Que nous partageons face à la haine Ma soeur Navajo, je suis ton héritière
J'ai une soeur de parenté Acadienne Dont le coeur est fort et courageux Elle a des yeux noirs et profonds d'Indienne Semblables aux ciels de Louisiane nuageux
Ma petite soeur à la fierté Lakota Tu as en toi la force du lion Tu as servi ta nation sans penser à toi Avec nos bras ouverts nous t'accueillons
La plupart de mes soeurs sont Cherokee Certaines sont Lakota, d'autres Black Feet Mais, toutes,nous suivons le même chemin de vie Nous partageons la même vision, le même miroir
Mes soeurs viennent de partout sur la terre Elles ont différentes cultures, différents pays Des cheveux, des peaux, des yeux divers Mais notre coeur est le même, nous avons le même esprit
Nous sommes Ames Soeurs de Mère Terre Mitakuye Oyasin AHO! Au nom de tous les miens!
Le Canyon de Chelly (prononcer "d'chai") est un monument national américain depuis 1931 situé dans l'état de l'Arizona, au sud-ouest des États-Unis. Le mot "Chelly"est une déformation anglaise du mot navajo "tseyi", qui signifie "à l'intérieur des roches". C'est une superbe faille taillée au couteau dans une plaine désertique en pleine réserve Navajo. C'est un site très agréable par la beauté de ses deux canyons, le canyon de Chelly, long de 65 km et le canyon del Muerto, long de 50 km, mais aussi parce qu'il est le site d'une occupation indienne très ancienne, comme en témoignes les ruines précolombiennes.
Les premiers habitants connus des lieux furent les indiens Anasazi. Ils abandonnèrent Cette région aux environs de l'an 1200. Les pictographes (peinture sur roche) et les pétroglyphes (gravure sur roche) sont innombrables dans le Canyon de Chelly. L'histoire des peuples dans le canyon remonte à des milliers d'années. Au fond du canyon, on trouve plus de 60 ruines de villages indiens construits entre 350 et 1300 par les indiens Pueblos.
A 300 m au-dessus du fond du canyon. Le monolhite de Spider Rock dresse ses 244 m de grés à la junction de 2 petits canyons. Le nom de ce monument rappelle la "Femme Araignée" (Spider Woman), l'une des déesses les plus importantes de la mythologie Navajo vivant au sommet de ce rocher.
Canyon de Chelly a longtemps servi de sanctuaire et de refuge aux tribus Anasazi, Hopi, Zuni, Pueblo et Navajo. D’impressionnantes parois verticales de plus de 300 mètres de hauteur, rendant l'accès au canyon difficile, procurèrent aux indiens une protection efficace pendant de nombreux siècles.
Les Navajos s'installèrent dans le Canyon à partir de 1700. Ils y faisaient paître leurs troupeaux et pratiquaient une agriculture rudimentaire. En 1805, lors d'un conflit qui opposait les Navajos aux colons espagnols, un groupe d'indiens se réfugia dans le Canyon del Muerto, où ils furent poursuivis par un détachement espagnol sous les ordres du lieutenant Antonio Narbona. Retranchés dans un abri sous la falaise, les Navajos furent massacrés par les soldats espagnols. La tuerie fit 115 victimes. L'endroit est encore connu sous le nom de "Massacre Cave".
Canyon de Chelly, j’aime ton immensité Au loin, de la fumée monte lentement dans le ciel Une odeur de viande qui cuit donne de l’humanité A ce paysage merveilleux baigné de soleil
Allons, Canyon de Chelly ne te laisse pas envahir Par ces oiseaux noirs, ces corbeaux Ou devenir un mémorial pour touristes sans avenir Tu vaux mieux que cela, tu es beau
Tu as une rivière qui donne la vie dans tes mains Tu sais résister, tu ne changes pas Tu ne cèdes pas au désespoir du lendemain Je t’aime mon cher Canyon, tu es à moi
Les feuilles changent de couleur mais toi tu es le même Toujours, et tu sais qu’il y a beaucoup d’autres femmes Qui dans leur solitude et leur isolement t’aiment Car tu es un réconfort, Canyon de Chelly, pour nos âmes
D'après L'oeuvre de Nia Francisco Traduction et Adaptation MonaZimba