Ces personnages célèbres dont les ancêtres étaient Cherokee. La Nation Cherokee a donné de grands noms qui ont eu un rôle important à la fois pour l’histoire de leur peuple et pour celle des Etats-Unis. J’ai déjà eu l’occasion de les présenter comme le grand Chef Cherokee, John ROSS, Sequoyah (George Gist), qui inventa l’alphabet Cherokee ou plus récemment Wilma Mankiller qui fut le premier chef féminin des Cherokees et qui est connue comme une activiste déterminée de la cause indienne. Plus surprenant est le fait que de nombreuses personnalités très connues aujourd’hui ont des ancêtres Cherokee, et la première d’entre elles n’est autre que le 44° Président des Etats-Unis, Barack Obama, dont le grand-père maternel est un descendant Cherokee. Plusieurs grand acteurs américains ont également des origines Cherokee : Kevin Costner, dont le grand-père maternel était né en Oklahoma d’un couple mixte Américain-Cherokee,
Johnny Depp, qui est né à Owensboro, dans le Kentucky, avait une arrière grand-mère Cherokee, Burt Reynolds, dont les grands parents étaient également Cherokee, Chuck Norris est né à Ryan, Oklahoma et est originaire de la Nation Cherokee de façon originale puisque sa grand-mère paternelle Cherokee s’était mariée avec un immigrant Irlandais, alors que son grand-père maternel Cherokee avait épousé une Irlandaise. Il convient de rappeler que l’Oklahoma, appelé autrefois « Indian Territory » avait été destiné à servir de réserve indienne à partir de 1830, pour faciliter la poussée vers l’Ouest de l’immigration européenne en Amérique. David Carradine et Robert Redford ont également des ancêtres Cherokee. Des chanteurs mondialement connus ont également des racines indiennes, comme Johnny Cash, Tina Turner , Elvis Presley, Cher ou Jimmy Hendrix, dont la grand-mère maternelle Nora Rose Moore était Cherokee!
Avant l'arrivée des Français, le Québec était habité par des tribus amérindiennes. Actuellement le gouvernement québécois reconnaît onze nations autochtones sur son territoire : les Inuits, les Mohawks, les Innus, les Cris, les Algonquins, les Atikamekw, les Micmacs, les Hurons-Wendat, les Abénaquis, les Malécites et les Naskapis. La carte géographique du Canada s'agrémente de noms de lieux fort colorés. Ces noms reflètent la diversité de l'histoire et le patrimoine de la nation. Le nom du Canada lui-même et celui de certains territoires et provinces ont des origines amérindiennes.
* Canada : ce nom vient de Kanata, qui signifie "peuplement" ou "village"en langue huronne. Pendant qu'il remontait le Saint-Laurent, Cartier a remarqué que les Indiens utilisaient le mot kanata pour désigner leurs villages. Comme ce mot revenait constamment dans les dialogues, les Français ont déduit qu'il devait s'agir du nom du pays tout entier. Et c'est le nom que ce pays était destiné à recevoir en 1867. * Saskatchewan : la province tire son nom de la rivière Saskatchewan, que les Cris appelaient Kisiskatchewani Sipi, ce qui signifie "rivière au débit rapide". * Manitoba : l'origine sémantique la plus probable vient de l'expression crie maniot-wapow ou "le détroit de l'esprit ou manitobau". Ce nom évoque le grondement produit par les cailloux sur une plage de l'île Manitoba située sur le lac du même nom. Les Cris de cet endroit trouvaient que le bruit ressemblait à celui d'un manitou ou d'un esprit frappant sur un tambour. Certains prétendent aussi que le nom viendrait des mots assiniboines mini et tobow, qui signifient "lac des Prairies". * Ontario : ce nom huron, d'abord donné au lac, pourrait être une variation de onitariio, qui veut dire "lac magnifique", ou de kanadario, qui se traduit par eaux "scintillantes" ou "splendides". * Québec : à l'origine, les peuples autochtones appelaient kebek la région qui entourait la ville de Québec. C'est un terme algonquin qui décrit un "passage étroit" ou un "détroit", soit le rétrécissement du fleuve au cap Diamant. * Yukon : ce nom appartenait d'abord au fleuve et vient d'un mot loucheux, LoYu-kun-ah, qui se traduit par "grand fleuve". * Nunavut : le nom donné au plus nouveau territoire du Canada. Ce territoire a été officiellement créé le 1er avril 1999. Nunavut signifie "notre terre" en inuktitut.
De nombreuses villes, rivières et montagnes portent des noms d'origine amérindienne. Voici une brève liste de quelques grandes villes du Canada dont le nom vient des peuples autochtones. * Chilliwack (Colombie-Britannique) : c'est le nom de la tribu locale, ch.ihl-KWAY-uhk. On donne généralement à ce mot le sens de "remonter". Il rappelle le peuple qui retournait chez lui après avoir visité l'embouchure du fleuve Fraser. * Coquitlam (Colombie-Britannique) : l'appellation dérive d'un nom tribal des Salish Kawayquitlam, qu'on peut traduire par "petit saumon rouge". Elle désigne le saumon sockeye qu'on trouve communément dans la région. * Kamloops (Colombie-Britannique) : son nom vient probablement du mot shushwap kahm-o-loops, qu'on traduit habituellement par "là où se rencontrent les eaux". Il décrit la jonction des rivières Thompson Nord et Sud à Kamloops. * Penticton (Colombie-Britannique) : le nom vient d'un mot okanagan qui signifie "le lieu de toujours", dans le sens d'un endroit de résidence permanente. * Fort Chipewyan (Alberta) : la ville est appelée ainsi, du nom du peuple chipewyan qui signifie "peaux à pointes", soit une référence à la façon dont les Chipewyans apprêtaient les peaux de castor. * Medicine Hat (Alberta) : c'est la traduction du mot saamis chez les Blackfoots, dont la signification est la "coiffe de plumes d'un guérisseur". D'après ce qu'on dit, le nom rappelle un combat entre les Cris et les Blackfoots au cours duquel un guérisseur cri aurait perdu sa coiffe de plumes dans la rivière. * Wetaskiwin (Alberta) : c'est une adaptation de l'expression crie wi-ta-ski-oo cha-ka-tin-ow, qui peut se traduire par "endroit de paix" ou "colline de la paix".
* Qu'appelle (Saskatchewan) : le nom de la ville vient de celui de la rivière qui se dit kab-tep-was en cri, c'est-à-dire "la rivière qui appelle". La légende associée au nom raconte l'histoire d'un Cri qui se rendait en canot à son mariage. Celui-ci entendit prononcer son nom. Il reconnut la voix de sa promise qui se trouvait pourtant à encore plusieurs jours de voyage. Il répondit : "Qui appelle?" Un esprit l'imita : "Qui appelle?" Il se rendit en toute hâte chez lui pour y apprendre que sa fiancée était morte en chuchotant son nom à son dernier soupir. Les colons français en Saskatchewan ont perpétué la légende en nommant la rivière Qu'appelle, pour « qui appelle? » * Saskatoon (Saskatchewan) : ce toponyme vient d'une baie rouge comestible, indigène à la région, que les Cris désignent par mis-sask-guah-too-min. * Grand Rapids (Manitoba) : c'est une traduction du mot cri misepawistik ou "rapides agités". * The Pas (Manitoba) : le nom tire son origine de opa en cri, signifiant "un lieu étroit" ou de opaskweow, soit "un lieu étroit encaissé entre de hautes falaises". * Winnipeg (Manitoba) : le nom, qui vient de win-nipi en cri, veut dire au sens large "eau sale" ou "eau glauque", pour décrire le lac et la rivière. * Etobicoke (Ontario) : l'appellation vient du mot ojibway wah-do-be-kaung, qui veut dire "l'endroit où poussent les aulnes". * Kapuskasing (Ontario) : c'est un mot cri dont le sens est "là où la rivière fait un détour". * Mississauga (Ontario) : le nom de cette ville vient de celui du peuple des Mississaugas qui vit dans la région et qui décrit l'embouchure d'une rivière. Michi ou missi signifie "plusieurs" et saki "sortie", soit "une rivière dotée de plusieurs décharges". * Oshawa (Ontario) : c'est un mot seneca qui veut dire "croisée d'un cours d'eau" ou "lieu de portage", qui décrit un endroit de la région où on faisait autrefois du portage. * Ottawa (Ontario) : le mot vient du terme algonquin adawe, c'est-à-dire "commercer". C'est le nom qu'on donnait au peuple qui contrôlait le commerce sur la rivière. * Chibougamau (Québec) : c'est un mot cri pour dire "un endroit où le cours d'eau rétrécit", soit une décharge étroite du lac.
* Chicoutimi (Québec) : ce nom d'origine montagnaise vient du mot shkoutimeou, qui se traduit par "la fin des eaux profondes".
* Gaspé (Québec) : on croit que ce nom dérive du mot mi'kmaq pour "fin" ou "extrémité", qui désigne les limites nordiques du territoire mi'kmaq. * Listuguj (Québec) : le nom tire son origine du terme mi'kmaq lustagooch, c'est-à-dire probablement "rivière à cinq branches". * Rimouski (Québec) : c'est un mot d'origine mi'kmaq ou malécite qu'on a traduit par "terre des orignaux" ou "retraite des chiens", peut-être pour désigner ses excellents territoires de chasse. * Oromocto (Nouveau-Brunswick) : c'est une dérivation du mot malécite welamooktook, qui signifie "bonne rivière". * Baddeck (Nouvelle-Écosse) : c'est la version probable de petekook en mi'kmaq, qui veut dire "l'endroit qui se trouve sur le chemin du retour". Le mot rappelle les voyages des Mi'kmaqs sur la rivière en revenant du lac Bras d'Or. * Musquodobit (Nouvelle-Écosse) : l'appellation vient du mot mi'kmaq mooskudoboogwek qu'on peut traduire par "s'éclaboussant en écume" ou "s'élargissant soudain après une entrée étroite à son embouchure". * Shubenacadie (Nouvelle-Écosse) : c'est un toponyme d'origine mi'kmaq, tiré de segubunakadik, c'est-à-dire "là où poussent les arachides" (pommes de terre indiennes). * Tuktoyaktuk (Territoires du Nord-Ouest) : c'est un nom inuit qu'on peut traduire ainsi, soit tuktu, pour "caribou", et yaktuk, pour "ressemble", ou "le renne qui ressemble au caribou". * Pangnirtung (Territoires du Nord-Ouest) : il s'agit d'une adaptation d'un mot en inuktitut qui signifie "l'endroit du caribou mâle". * Inuvik (Territoires du Nord-Ouest) : le nom vient du mot inuktitut qui veut dire "l'endroit de l'homme". D'après Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien