Une âme soeur est quelqu'un de très spécial On sait, on ressent dés qu'on le ou la voit Même, si on est trés différent, si c'est un animal Que l'on partagera les mêmes pensées, la même foi
Comme les louves Alpha et Beta Nous sommes soeurs, tantes et mères Comme les louves, ta force est en moi Une confiance totale nous lie et nous éclaire
Ma soeur aux cheveux long et soyeux Je trouve refuge dans ton coeur Quand je suis près de toi, quel que soit le lieu Des échos de musique m'emplissent de bonheur
Ma petite Cherokee, ma soeur indienne Tu as une force intérieure particulière Que nous partageons face à la haine Ma soeur Navajo, je suis ton héritière
J'ai une soeur de parenté Acadienne Dont le coeur est fort et courageux Elle a des yeux noirs et profonds d'Indienne Semblables aux ciels de Louisiane nuageux
Ma petite soeur à la fierté Lakota Tu as en toi la force du lion Tu as servi ta nation sans penser à toi Avec nos bras ouverts nous t'accueillons
La plupart de mes soeurs sont Cherokee Certaines sont Lakota, d'autres Black Feet Mais, toutes,nous suivons le même chemin de vie Nous partageons la même vision, le même miroir
Mes soeurs viennent de partout sur la terre Elles ont différentes cultures, différents pays Des cheveux, des peaux, des yeux divers Mais notre coeur est le même, nous avons le même esprit
Nous sommes Ames Soeurs de Mère Terre Mitakuye Oyasin AHO! Au nom de tous les miens!
Un bourdonnement aigu déchire la moiteur de l’été Regarde bien, plus près et tu pourras le voir Se mélangeant à la terre et à l’herbe fanée Recule toi, ne le dérange pas, il est porteur d’espoir...
Sa langue agile et ses yeux perçants guident son chemin Ils lui disent qu’un ami se tient tout près de lui Alors, il rentre ses dents impressionnantes, et soudain S’enfonce dans la forêt, en glissant sans bruit
Il est le serpent à sonnettes, le Crotale Sacré des Cherokees Il a une cloche disent les anciens Il se nomme Utsonati Son poison n’est pas pour nous, il n’est pas notre ennemi Son sifflement est simplement là pour prévenir ses amis...
Autrefois, c’était un guerrier que les Indiens Changèrent en serpent pour lui confier une mission Parce que le soleil en colère brûlait la nature et les humains Ils lui demandèrent d’essayer de lui faire entendre raison
Il partit dans la chaleur et rencontra le soleil Il le pria d’arrêter de lancer ses rayons meurtriers Il fit de son mieux pour le convaincre de quitter le ciel Et finalement devint un exemple pour tous les guerriers
Depuis il est l’incarnation de ceux qui luttent pour le bien Qui vivent comme des guerriers fiers et courageux Qui protègent leur peuple, leur village et leurs biens Et confortent le Cercle, au sein duquel chacun se sent heureux
Montre lui ton respect et souvient toi de lui Quand on te demande de servir pour les tiens Serais-tu capable de donner ta vie Comme l’a fait autrefois le Noble Utsonati pour les siens
Au cours de mes voyages dans les tribus du Nord J'ai rencontré une femme qui a boulversé ma vie Elle a une beauté sans pareille, au milieu de cette flore Sauvage et hostile que pourtant elle a su rendre jolie
D'une de ces tribus lointaines, elle est la Princesse Dés que je l'ai vue, elle est devenue gardienne de mon coeur De mon âme et de mes pensées elle est la Déesse Qui m' a fait aimer ces territoires sans chaleur
Je suis désormais en paix avec toutes les créatures de Dieu Qui survivent ici dans la foi et m'ont appris le sens de la destinée Me faisant oublier la peur de la solitude, les regards ennuyeux Car seul celui de ma Princesse est porteur de l'amour vrai
Ma Princesse Objibway m'a montré la vérité Comment faire sortir l'amour qui est caché à l'intérieur Elle a enfermé mon coeur pour le libérer Et a fait de moi un homme nouveau et meilleur
Canyon de Chelly, j’aime ton immensité Au loin, de la fumée monte lentement dans le ciel Une odeur de viande qui cuit donne de l’humanité A ce paysage merveilleux baigné de soleil
Allons, Canyon de Chelly ne te laisse pas envahir Par ces oiseaux noirs, ces corbeaux Ou devenir un mémorial pour touristes sans avenir Tu vaux mieux que cela, tu es beau
Tu as une rivière qui donne la vie dans tes mains Tu sais résister, tu ne changes pas Tu ne cèdes pas au désespoir du lendemain Je t’aime mon cher Canyon, tu es à moi
Les feuilles changent de couleur mais toi tu es le même Toujours, et tu sais qu’il y a beaucoup d’autres femmes Qui dans leur solitude et leur isolement t’aiment Car tu es un réconfort, Canyon de Chelly, pour nos âmes
D'après L'oeuvre de Nia Francisco Traduction et Adaptation MonaZimba
Roulant lentement devant un bar appelé "auberge Navajo" Où des bouteilles brisées laissaient encore échapper des gouttes D’alcool frelaté sur le sol brûlé par le soleil trop chaud Je vis un homme au visage buriné de cicatrices et de croûtes Un navajo au nez gonflé, aux yeux emplis de pleurs Coulant doucement sur ses joues et ses lèvres tuméfiées Crevassées par des journées de douleur Regardant fixement cet Indien Navajo, j’eu un mirage Les larmes devinrent des perles d’argent Je vis "Yei bii chei" ce totem imaginaire, ce paysage Hanté de mystère, merveilleux et étonnant Je ressentis des frémissements dans tout mon corps Lorsque le vieil homme prononça quelques mots Avec une voix vide de tristesse, mais existant encore Parlant des périodes heureuses des Navajos Ses yeux s’illuminèrent, oubliant sa faiblesse Il évoqua ses anciens printemps, si beaux A l’époque où Navajo était synonyme de hardiesse
D'après Navajo Inn, de Nia Francisco Traduction et Adaptation MonaZimba