Il parle encore de la fois où il vint me voir A l'occasion d'une visite dans l'ouest, avec en mémoire, Les choses que l'on peut découvrir Dans le Nouveau Mexique, dans les déserts que l'on peut parcourir
Aussi quand il arriva je lui demandai, S'll voulait voir des ruines indiennes du passé Ses yeux brillèrent car il pensait à ces cavernes sacrées, Remplies d'objets anciens et protégés
Il était intéressé par ces pueblo merveilleux Que l'on peut voir dans des livres sérieux Et voulait être en communion avec les esprits Qui hantent toujours ces endroits sans vie
Alors je l'emmenai dans ma voiture Parcourus quelques rues, et en guise d'aventure M'arrétai au bas d'un grand immeuble d'appartements Et l'invitai à monter les étages jusqu'à une porte à deux battants!
Nous sonnâmes et nous fûmes invités à entrer Alors je lui dis tu voulais voir des vestiges indiens du passé Je te présente ma mère et ma grand-mère Elles ont gardé le style de vie des pueblo d'hier
Il rit devant les deux femmes ébahies Mais il comprit que la perpétuation de la vie Est plus forte que des souvenirs mal conservés Et il apprit plus ce jour là que lors de ses visites passées
Depuis, il raconte toujours sa visite du Nouveau Mexique, Dans un appartement ne contenant aucune relique Mais baigné de l'atmosphère des villages d'antan Et protégé des attaques ennemies du temps
Les Zunis Les Zunis vivent dans l’ouest du Nouveau Mexique et sont reconnus pour leur culture et leurs traditions. Les femmes Zunis fabriquent des poteries selon les règles traditionnelles avec de l’argile procuré par Mère Terre (Awidelin Tsitda) lors d’une cérémonie d’extraction. Ensuite ces poteries sont cuites en communauté, chaque membre de la tribu présent devant parler à voix basse pour préserver la voix originale de l’argile, considéré comme un être vivant,et garantir la réussite de l’œuvre.
Comme les Hopis, les Zunis fabriquent des vêtements, des paniers, des poupées, des bijoux en argent.
Les Zunis observent un cycle de rites en relation avec leur activités agricoles et les croyances religieuse sont ciblées sur trois dieux principaux (le soleil, la terre, la lune) le soleil est l’objet d’une vénération particulière, car il donne la vie, d’ailleurs en langage Zuni, lumière du jour et vie se traduisent par le même mot. Les grandes périodes de la vie (naissance, puberté, mariage et décès) sont célébrées particulièrement. Tous les quatre ans, les Zunis réalisent un pèlerinage, pieds nus, de plusieurs dizaines de kms jusqu‘à un endroit appelé "le paradis Zuni" ce pèlerinage dure quatre jours pleins et se déroule autour du solstice d’été.
Bien que les pueblos ne forment pas un peuple unique, au contraire, il s’agit de tribus distinctes parlant chacune leur langue. On les regroupe cependant sous le nom de Pueblos, car ils partagent la même culture. Chaque pueblo a son propre gouvernement. Les centres religieux se trouvent dans des kivas. La Kiva est, dans la plupart des cas, une pièce ronde et enterrée. Pour les Hopis, y entrer, c'est changer de temps. Sur son sol, on trouve au centre de la pièce un petit trou bouché par une pièce de bois que l'on ouvre durant les rituels. Ce trou se nomme sipaapu comme le trou de l'émergence du Grand Canyon (un conduit mythique reliant le monde des hommes au monde "d'avant"). A l'intérieur, les murs sont assimilés aux parois du monde, en même temps que les bancs représentent les maisons du village.
Les kivas servaient, et servent encore aux Pueblos (Hopi, Zunis,Zia, Taos etc.) de chambre de cérémonie tout comme nos églises aujourd'hui mais aussi de retraite, de réunion etc. Lorsque quelqu'un dans le village tombait malade, les Anasazis pratiquaient une cérémonie rituelle pour obtenir sa guérison. Ils priaient aussi pour qu'il pleuve, ou pour que la chasse et les récoltes soient bonnes. Ces salles circulaires servaient également pour les réunions, pour stocker des marchandises ou pour tisser des toiles en coton. Tous les villages en comptaient plusieurs et parfois, comme à Pueblo Bonito (photo ci-dessous) jusqu'à 30.
Traditionnellement, les Pueblos vivaient de l’agriculture et leurs poteries, tissages et bijoux sont réputés. La société des indiens Pueblos, à part les Tewas, est matriligne. La communauté est organisée en clans, qui portent des noms de plantes, d'animaux ou de phénomènes naturels. Bien que les bâtiments soient construits par les hommes, ils sont la propriété des femmes. Quand un jeune homme se marie, il rejoint la famille de sa femme. Chez les Tewas le jeune couple rejoignait soit le clan de l’homme ou de la femme, en tenant compte de la situation économique de chacun.
Chaque pueblo a un gouvernement autonome dirigé par les sociétés d’hommes. Les Espagnols, et plus tard les Américains, ont instauré un gouverneur civil, en principe une personnalité qui avait leur confiance. Mais de fait, c’étaient les dirigeants des pueblos qui contrôlaient les nominations, ce qui explique pourquoi des rites traditionnels ont été conservés malgré la présence de missionnaires catholiques depuis le XVIIe siècle. Les indiens Pueblos étaient agriculteurs et cultivaient surtout du maïs, des courges et des haricots. Depuis le VIe siècle ils élevèrent également des dindons. Il n’y avait que peu d’échanges entre les différents pueblos.
Les hommes filaient et tissaient des vêtements avec le coton qu’ils cultivaient. Les métiers à tisser étaient installés dans les kivas. Les armes étaient l’arc et les flèches, la lance, différentes massues, ainsi qu’une sorte d’épée en obsidienne, comme en utilisaient les Aztèques. Ils avaient également des boucliers en cuir de bison et plus tard aussi en cuir de vache. Les paniers et autres ustensiles en vannerie étaient utilisés partout, ainsi que la poterie. Chaque pueblo utilise des décorations qui lui sont propres. Les Indiens Pueblos de l'époque précolombienne sont appelés Anasazis. Les deux tribus les plus importantes sont les Hopis et les Zuñis.