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5/3/2009
Distant Thunder by Bob Annesley (Cherokee artist)
La nation Cherokee: l’espoir tué !
Au sud-est des Etats-Unis, à ce qui correspond aujourd’hui à l’ouest de la Virgine, l’est du Kentucky et du Tennessee, le nord de la Géorgie et de l’Alabama se trouvaient les terres des Cherokees. Comme leurs lointains cousins Iroquois du nord du pays, leur culture était matriarcale, des clans se formant autour des femmes qui désignaient les chefs à la tête des conseils tribaux au fonctionnement quasi démocratique. Ce sont elles qui possédaient la terre et les maisons au toit de chaume éparpillées au sein de petits villages. Ces Indiens sédentaires étaient de bons fermiers, ils pêchaient dans les rivières descendant des montagnes et chassaient toute sorte de gibier.
 Maison Cherokee en Oklahoma
A la fin de la guerre d’indépendance des Etats-Unis en 1783, la plus importante communauté Cherokee occupait le Nord ouest de la Géorgie. Même s’ils maintenaient leur indépendance tribale, les Cherokees assimilèrent la culture occidentale ainsi que la langue, le mode vestimentaire et l’éducation. Certains développèrent leurs exploitations pour en faire des plantations et cultivèrent des céréales se vendant à bon prix.
Ils signèrent des traités avec le nouveau gouvernement américain et combattirent avec lui notamment contre les anglais dans l’espoir de conserver leurs terres ancestrales.
 Sequoyah
Grace à SEQUOYAH, ils inventèrent un alphabet Cherokee de 80 signes, qui fut largement utilisé et en 1828 fut créé le journal, le Cherokee Phoenix, qui proposait à ses lecteurs des articles en langue anglaise et en langue Cherokee. Sous l’impulsion de leur Chef JOHN ROSS, la nation cherokee se dota d’une constitution, d’un pouvoir exécutif et d’une véritable organisation administrative avec ses écoles et ses institutions.
Trail of Tears
Jusqu’en 1830, la nation Cherokee fut considérée comme un véritable partenaire des Etats-Unis naissantes (cf la proclamation de Thomas Jefferson dans article prochain). Mais avec le Removal Act, la déportation des Cherokees dans les réserves du Territoire Indien, l’actuel Oklahoma, et le massacre de milliers d’Indiens durant le long voyage de l’hiver 1839, appelé « la piste des larmes » (trail of tears), ce qui aurait pu et du être une intégration réussie se termina comme pour les autres tribus indiennes par un quasi-génocide. L’avidité des blancs pour ces riches territoires avait eu raison de l’espoir des Cherokees.

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